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La science a parlé : les hommes sont le sexe faible !

Après avoir vu le film Wonder Woman, on commençait à avoir de sérieux doutes. Mais, il est désormais impossible de se voiler la face, c’est la science qui le dit ! Les femmes sont bel et bien le sexe fort. Pire encore ! Les hommes sont en péril…

Et si finalement le coupable du pêché original avait été Adam et pas Eve ? Après une étude de l’université de Duke en Caroline du Nord (Etats-Unis), il va sans doute falloir se rendre à l’évidence. D’un point de vue biologique mais aussi en raison de facteurs sociaux, les hommes sont le sexe faible. Derrière l’affirmation en apparence provocante, des chiffres révélateurs de tendances invisibles.

Une étude menée sur plus de 250 ans

On le sait. Les femmes ont toujours eu une espérance de vie plus importante que les hommes. Mais, ce que l’on ignorait jusque-là, c’est que cette tendance est identique dans les situations de crise (esclavage, famine, épidémie…). Pourtant, telle est la première leçon que l’on peut tirer de l’étude intitulée “Les femmes vivent plus longtemps que les hommes même durant les famines sévères et les épidémies”. 7 groupes de population ont été étudiés par les chercheurs. Pour chacun d’entre eux, l’espérance de vie était inférieure à 20 ans pour un ou les deux sexes.

  • les plantations d’esclaves à Trinidad et Tobago au début du XIXe siècle
  • le retour des esclaves libérés au Libéria entre 1820 et 1843.
  • la famine Ukrainienne de 1933
  • les épidémies de rougeole en Islande de 1846 et 1882
  • la grande famine irlandaise de 1845 à 1849

Dans chaque cas, il s’agit de situations particulièrement compliquées pour l’ensemble de la population. Mais, de façon récurrente voir même systématique, les femmes démontrent une plus forte résistance.

La testostérone, principal coupable

L’exemple du Libéria est à ce titre le plus parlant. Le taux de mortalité était extrêmement élevé. 43% des personnes mouraient dans l’année suivant le retour sur le continent africain. Pour les nouveaux-nés, l’espérance de vie était de 1,68 an pour les garçons et 2,23 ans pour les filles. C’est dans cette dernière donnée que réside l’information capitale. En effet, à cet âge, le seul facteur entrant en ligne de compte est biologique. Impossible d’y voir les conséquences de l’éducation par exemple.

Virginia Zarulli, de l’Institut de santé publique de l’université du Danemark du Sud, qui a dirigé l’étude de l’université de Duke livre l’explication.

La testostérone, l’hormone masculine la plus importante, augmente le risque de plusieurs conditions mortelles – en plus d’être la cause de comportements imprudents, plus typiques des hommes, qui augmentent le risque de décès accidentels et violents

En comparaison, l’œstrogène, principale hormone sexuelle femelle, protège les vaisseaux sanguins et défend le corps contre plusieurs maladies. De quoi faire des femmes, les championnes de l’espérance de vie et battre en brèche bien des clichés.

Publié le jeudi 18 janvier 2018 à 10:23, modifications jeudi 18 janvier 2018 à 10:35

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