Santé

Virus Ebola : L’OMS annonce un vaccin « ultra efficace »

Une maladie qui sévit depuis 40 ans

De récents résultats d’un vaste essai clinique mené sur plus de 11 000 personnes ont démontré une efficacité de près de 100% pour un vaccin contre le virus Ebola. 

Il porte un nom imprononçable. Pourtant, il pourrait permettre de stopper de futures épidémies d’Ebola. Rappelons que la dernière flambée a provoqué plus de 11.000 décès en 2013-2014.

Ainsi, selon une information de l’AFP de ce vendredi 23 décembre, le vaccin rVSV-ZEBOV est le premier à démontrer une véritable efficacité contre le virus mortel.

Il s’agit d’une avancée majeure face à une maladie qui sévit depuis au moins 1976.

L’épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest à partir de fin 2013 a été la plus grave jamais enregistrée depuis l’identification du virus en Afrique centrale, en 1976.

Selon les données de l’OMS, et rappelées par Le Monde, cette maladie a provoqué 11 300 décès sur 28 600 cas déclarés. Ils ont été recensés principalement dans trois pays d’Afrique (Guinée, Libéria et Sierra Leone).

Une efficacité jusqu’à 100%

Ainsi, selon les résultats de l’essai mené en Guinée et en Sierra Leone par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), aucune des  6.000 personnes à qui il a été administré entre mars 2015 et janvier 2016 n’a été infectée. A l’inverse, 23 cas ont été déclarés dans le groupe des non-vaccinés.

Ce qui suggère fortement que le vaccin est très efficace et pourrait avoir une efficacité jusqu’à 100%.

A déclaré à l’AFP le Docteur Marie-Paule Kieny, la sous-directrice générale de l’OMS. Elle est également la directrice de cette étude nommée « Ebola ça suffit ».

En outre, l’équipe de chercheurs a calculé qu’en cas de pleine épidémie, il y a 90% de chances que le vaccin rVSV-ZEBOV, soit à plus de 80% efficace.

Finalement au bout de 40 ans, il semble que nous ayons maintenant a priori un vaccin efficace contre la maladie Ebola.

S’est réjoui le scientifique américain indépendant Thomas Beisbert dans la revue médicale The Lancet.

Le Monde a précisé que l’essai avait été fait selon une méthode dite de « vaccination en anneaux ». Soit la même méthode qui avait été utilisée pour éradiquer la variole.

Ainsi, les médecins ont vacciné des cercles ou de groupes de gens en contact avec un malade. D’abord les proches, puis les sujets qui ont été en contact avec eux et ainsi de suite.

Enregistré dès 2018

En effet, il devrait être soumis aux autorités de régulation européennes (EMA) et américaines (FDA) d’ici à fin 2017. Il devrait ensuite être disponible en 2018. Le processus d’approbation standard étant habituellement d’une décennie, voire plus.

D’ici là, en cas d’épidémie, un stock de 300.000 doses pourrait être mis à disposition en urgence.

S’il y avait un cas d’Ebola et une nouvelle épidémie, nous sommes maintenant prêts à y répondre.

S’est pour sa part félicitée le docteur Marie-Paule Kieny, la sous-directrice générale à l’OMS.

Les droits de production et de commercialisation ont été acquis par le laboratoire américain Merck en janvier dernier après un accord avec le Gavi. Celui-ci est une alliance qui a investi 5 milliards de dollars dans le vaccin. Il regroupe des Etats, des entreprises, des ONG, des agences des Nations Unies et des groupes philanthropiques comme la Bill & Melinda Gates Fondation.

A présent, il reste à démontrer sa protection sur le long terme. Soit, au-delà de sa phase d’efficacité constatée dans les premiers jours.

Enfin, d’autres vaccins sont en cours de développement, notamment pour les soignants. L’objectif étant de lutter contre une autre souche d’Ebola que celle qui sévit en Afrique de l’Ouest.

Publié le vendredi 23 décembre 2016 à 15:06, modifications vendredi 23 décembre 2016 à 15:43

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