Santé

Vih/Sida : la Conférence internationale d’Amsterdam met l’accent sur la nécessité des financements

Toute cette semaine, a lieu à Amsterdam la Conférence internationale sur le sida. Ce rendez-vous bisannuel insiste sur l’importance de maintenir les fonds alloués à la lutte contre l’épidémie, malgré les retours encourageants.

La Conférence internationale sur le sida a commencé à Amsterdam ce lundi et se terminera vendredi prochain. Le leitmotiv du plateau d’intervenants tient en quelques mots : nous devons continuer à soutenir la cause.

D’après ce panel d’experts, d’activistes et de personnalités sur les lieux, une faille dans les financements pourrait voir repartir à la hausse les chiffres de l’épidémie.

Une issue que souhaitent éviter tous les concernés et leurs alliés, dont les 15.000 présents aux Pays-Bas. Parmi ceux-ci, on note d’ailleurs d’illustres invités. Ainsi, Elton John, Charlize Theron ou encore le récemment marié Prince Harry ont fait le déplacement.

La Conférence internationale sur le sida invite à rester vigilants

Affiche de la Conférence internationale sur le Sida  sur le thème “Briser les barrières, construire des ponts”/ Crédits © France Diplomatie

Au compte des points susceptibles de provoquer une résurgence de l’épidémie, la Conférence internationale sur le Sida en souligne trois principaux. D’abord, la baisse des fonds consacrés à la lutte. Sans eux, difficile de mener à bien toutes les actions nécessaires. On parle ici d’accès aux traitements antirétroviraux, de prévention, de sensibilisation et de réduction de risques au niveau global.

Pourtant, ces actions cumulées portent des fruits. Effectivement, “le nombre d’infections baisse et pour la première fois depuis le début du siècle, le total de morts annuel est passé sous un million en 2016 (990.000) puis 2017 (940.000)“, peut-on lire sur 20 minutes. Malgré ces résultats encourageants, l’instance de lutte contre le sida de l’ONU observe un phénomène paradoxal. Ainsi, “il manque toutefois 7 milliards de dollars par an, pour que cette maladie ne soit plus une menace pour la santé publique mondiale en 2030” estime l’Onusida.

En ligne de mire de la critique des mondes associatif et scientifique, le pays de l’Oncle Sam. En effet, depuis son accès au pouvoir, Donald Trump a brandi la menace de coupes budgétaires, alors que les États-Unis sont le premier donateur. Heureusement, pour l’heure, aucune des annonces du président américain n’a été exécutée.


Les deux autres écueils mis en lumière lors de la Conférence internationale sur le sida sont d’un ordre sociétal. D’une part, le relâchement de la prévention, qui touche donc au comportement des populations face à la maladie. Ensuite, la stigmatisation des groupes les plus exposés, qui limite leurs possibilités d’accès aux soins. Femmes, homosexuels, migrants et toxicomanes sont les plus touchés, mais aussi les plus marginalisés. Des sujets pris à bras le corps par cette 22e édition.

Publié le mardi 24 juillet 2018 à 13:23, modifications mardi 24 juillet 2018 à 13:24

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