Santé

Unicef : le tweet sur l’allaitement qui dérange

Pour la semaine de l’allaitement, l’Unicef a diffusé une campagne de don en faveur de l’accompagnement de l’allaitement dans le monde. Malheureusement, le message a été parasité par un post maladroit mis en ligne par l’agence de New-York.

Dans le cadre de la Semaine mondiale de l’allaitement qui se tient du 1er au 7 août, les Nations unies ont lancé une campagne qui vise à encourager les mères à poster des photos d’elles en train d’allaiter leur bébé sur les réseaux sociaux.

Sous couvert d’un rapport qui assure que 77 millions de nouveau-nés ne sont pas nourris au sein à leur naissance, l’Unicef regrette que seuls moins de 40% des bébés soient allaités au-delà des six mois préconisés.

Ainsi, l’organisation a lancé un mouvement baptisé Brelfie pour breastfeeding (allaitement en anglais) et selfie. L’objectif est de promouvoir l’allaitement, qui protègerait es bébés des maladies, des troubles du comportement ou de la mort prématurée.

Assure ainsi l’Unicef dans un tweet posté le 1er août.

Ce message se veut une réponse à la censure qui sévit sur les réseaux sociaux et qui fustige les mamans qui allaitent en public.

Reste que cette campagne pro-brelfie n’a pas été du goût de tout le monde. Ainsi, les internautes se sont indignés face à ce message qu’ils ont jugé « culpabilisant envers les femmes », défendant le droit pour la mère de choisir ou non l’allaitement.

Et alors que le post rappelle que« l’allaitement n’est pas qu’une affaire de femmes », les critiques ont pointé que ce n’est pas à des acteurs privés ou publics de dicter les décisions des mères.

Face à cette vague d’indignation, l’Unicef s’est défendu en assurant vouloir

promouvoir l’allaitement dans les pays en crise, mais aussi dans des pays développés et amener les gens à parler de l’allaitement pour améliorer la nutrition infantile dans le monde entier

S’est justifié Christophe Bouliérac, le porte-parole de l’organisation.

Le message semblait viser certains pays sous-développés dans lesquels les lobbys agroalimentaires ont réussi à imposer leurs produits. Tout en sachant que le lait infantile doit être dilué dans l’eau, souvent non potable dans ces régions du monde, cela provoque le décès des bébés à cause de diarrhées et de déshydratation.

Ce message abrupt envoyé par New York donne l’impression qu’on met la pression sur les  femmes. Or nous voulons leur donner des informations pour qu’elles puissent choisir. Quand aux affirmations sur les revenus ou les performances scolaires, elles mériteraient des précisions.

A avoué Christophe Bouliérac.

Publié le mercredi 3 août 2016 à 10:35, modifications mercredi 3 août 2016 à 10:08

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