Santé

Tabac: La France stagne dans la lutte anti-tabac

C´est ce que révèle le baromètre santé-tabac, publié ce mardi par Santé Publique France.

Une enquête publiée ce mardi dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France fait le bilan sur les habitudes tabacologiques actuelles en France. Il en ressort une stagnation du nombre de fumeurs. De plus on constate un nombre plus élevé de Français qui fument dans les milieux sociaux défavorisés

En France, le tabac n’est pas tabou et on n’en viendra pas tous à bout ! Voilà un bien triste constat la veille de la journée mondiale sans tabac. En témoigne les résultats publiés ce mardi par le Beh. (bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France)

 En 2016, 34,5% des 15-75 ans fumait du tabac, 28,7% quotidiennement. Ces prévalences sont stables depuis 2010, après la hausse observée entre 2005 et 2010.

Ainsi concrètement rien ne change depuis environ sept ans. Ceci malgré l’obligation des paquets neutre aux images plus que choquantes mis en place depuis 2016. À croire que les Français n’ont pas conscience de l’effet néfaste du tabac. Alors que celui-ci est à l´origine de 73000 décès (enregistrés en 2013).

Néanmoins, il y a tout de même de l’espoir. En effet, on constate aussi qu’entre 2010 et 2016, la fréquence du tabagisme quotidien a diminué parmi les hommes de 25-34 ans (de 47,9% à 41,4%) et parmi les femmes de 15-24 ans (de 30% à 25,2%). Cependant, elle a augmenté pour les 55-64 ans (de 15,5% à 21,1%) ainsi que les 65-75 ans (de 5,7% à 8,9%). Cela montre qu’il faut rester vigilant et poursuivre les efforts contre la lutte anti-tabac.

Plus de fumeurs dans les milieux sociaux défavorisés

Autre constat, les inégalités sociales se creusent face au risque du tabagisme. C’est-à-dire qu’au cours de la même période, la fréquence du tabagisme quotidien a augmenté parmi les personnes aux revenus de la tranche la plus basse. Elle a diminué parmi celles disposant des revenus de la tranche la plus haute.

Plusieurs explications

Premièrement le tabac est considéré quelquefois comme un marqueur social. Les fumeurs forment un groupe entre eux. De plus d’autres facteurs entrent en compte notamment le stress, le déni du risque pour la santé, l’ennui dû à la sédentarité. Ces personnes ont également plus de mal à arrêter par manque de moyens financiers ou par manque d’information.

La cigarette électronique a moins de succès

On a vu ces dernières années des kiosques à cigarette électronique pousser comme des champignons. Pourtant la e-cigarette en pleine expansion, a perdu sa popularité. Il semblerait que son usage a baissé en 2016 par rapport à 2014, avec 3,3% d’utilisateurs chez les 15-75 ans (contre 5,9 %deux ans auparavant) et 2,5% d’usagers quotidiens (contre 2,9%).

Les Pays voisins européens montrent le bon exemple.

On ne peut pas le nier, avec un tiers de fumeurs, la fréquence du tabagisme en France est nettement plus élevée que dans les pays voisins. L’Allemagne compte environ un quart de fumeurs, comme l’Espagne, la Belgique et les Pays-Bas, l’Italie et la Grande-Bretagne en comptent environ un cinquième”, explique le bulletin.

De l’autre côté de l’Atlantique la tendance est égal puisque les États-Unis et l’Australie ont un niveau de tabagisme nettement inférieur aux pays d’Europe occidentaux. Ils comptent environ 15% de fumeurs parmi les adultes. Depuis 2000 ces pays connaissent une baisse conséquente du tabagisme.

Alors si jamais vous êtes accro au tabac, n’hésitez pas à vous informer et vous faire aider. Notamment avec des organismes tels que tabac-info-service.fr

Publié le mardi 30 mai 2017 à 16:04, modifications jeudi 25 janvier 2018 à 13:01

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !

En direct