Santé

Sida : Découverte fondamentale pour un traitement définitif contre la maladie

Une équipe française du CNRS a identifié une protéine qui permettrait de détecter les cellules dormantes d’un organisme infecté par le virus du Sida.

Des chercheurs français du CNRS ont trouvé un moyen de repérer des cellules sanguines dites « réservoirs » qui servent de cachette au virus du Sida.

Cette découverte offre selon eux une nouvelle piste pour éliminer le virus de l’organisme des séropositifs traités.

Cette découverte ouvre la voie à une meilleure connaissance fondamentale des réservoirs viraux.

ont annoncé les scientifiques du CNRS de l’université de Montpellier (dans l’Hérault).

Or, la prouesse de l’équipe française est d’avoir trouvé un moyen pour identifier facilement ces réservoirs.

En effet, ils ont publié dans la revue Nature ce mercredi 15 mars les résultats de leur étude.

Ainsi, localiser, et un jour neutraliser, ces cellules « réservoirs » est un objectif stratégique de la recherche pour éliminer du corps le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) qui provoque le sida.

À plus long terme, elle devrait déboucher sur des stratégies thérapeutiques visant à éliminer de l’organisme le virus latent.

A précisé le CNRS dans un communiqué.

En outre, il n’existe actuellement pas de traitement pour guérir les séropositifs.

En effet, la prise en charge du VIH est actuellement dans l’impasse. Grâce aux trithérapies, l’infection peut être stoppée. Cependant, le virus n’est pas éradiqué de l’organisme.

Celui-ci persiste, à l’état latent, dans les lymphocytes T CD4 qu’il infecte. Ce statu quo peut durer des décennies, sans que les antirétroviraux et le système immunitaire n’y puissent quoi que ce soit. Si le traitement est interrompu, le VIH se multiplie massivement et l’infection évolue de nouveau.

Une méthode de diagnostic brevetée

Or, ce sont ces cellules que les chercheurs ont étudiées. L’infection par le VIH entraîne une réduction progressive du nombre des cellules T CD4 dans le sang, en l’absence de traitement. Leur nombre est utilisé par les médecins pour vérifier l’efficacité des traitements. Dans les tests réalisés à partir du sang des patients infecté par le VIH, les chercheurs ont réussi à repérer une protéine, baptisée CD32a, à la surface des cellules réservoirs pour le virus, mais absente des cellules saines.

Le site Pourquoi Docteur a révélé que cette méthode de diagnostic avait été brevetée.

Alors que les chercheurs ont bien l’intention de ne pas s’arrêter en si bon chemin, leur intention est désormais d’arriver à isoler et analyser ces fameuses cellules dormantes infectées.

Cependant, s’il s’agit d’une perspective plausible, des mois voire des années seront encore nécessaires pour concrétiser cette découverte.

Publié le jeudi 16 mars 2017 à 11:10, modifications jeudi 16 mars 2017 à 11:11

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