Santé

Le selfitis : Quand l’addiction aux selfies est considérée comme une maladie mentale

Selon une nouvelle étude, la prise incessante de selfies avec les téléphones semble être une réelle maladie mentale. Ses auteurs utilisent un terme pour qualifier ce phénomène : le selfitis.

Une récente étude conduite en Inde a permis d’établir qu’il existe une addiction au selfie. Ainsi, le selfitis est désormais classé dans les troubles mentaux au même plan que la schizophrénie ou les troubles bipolaires.

3 niveaux d’addiction

Né dans un article intox en 2014, le terme selfitis est réapparu dans un article paru dans l’International Journal of Mental Health and Addiction le 29 novembre 2017. Il s’agit d’une étude réalisée par l’université de Nottingham Trent au Royaume-Uni et la Thiagarajar School of Management en Inde. Ainsi, les chercheurs ont établi trois degrés d’addiction aux selfies:

  • à risque (prendre des photos de soi-même au moins trois fois par jour sans les poster sur les réseaux),
  • sévère (prendre des photos de soi-même au moins trois fois par jour et toutes les poster sur les réseaux),
  • chronique (une envie incontrôlable de prendre des photos de soi-même tout au long de la journée, et les poster ensuite sur les réseaux plus de six fois par jour).

Prendre des selfies m’aide à profiter de mon environnement. J’arrive à réduire mon niveau de stress en prenant des selfies. Je suis mieux intégré dans mon groupe de pairs quand je prends des selfies et que je les partage sur les réseaux sociaux.

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Autant d’affirmations qui faisaient partie des vingt propositions présentées à 200 participants par les scientifiques de l’université de Nottingham Trent et de la Thiagarajar School of Management. Cette liste avait pour objectif de déterminer si les « cobayes » souffraient de selfitis. Ainsi, ces résultats ont permis de qualifier l’addiction aux selfies comme une maladie mentale à part entière.

30 décès en 2017

Typiquement, les personnes qui souffrent de cette condition ont très peu confiance en eux et essayent de s’intégrer au groupe de leurs pairs.

A détaillé Janarthanan Balakrishnan, l’un des chercheurs dans l’International Journal of Mental Health and Addiction.

Ainsi, les personnes souffrant de selfitis essayent donc de compenser leur manque de confiance en eux en étalant leur vie sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, ils deviennent rapidement accro aux “likes” et commentaires boostant leur égo.

L’étude a été conduite en Inde, à la fois le pays qui compte le plus d’utilisateurs Facebook au monde. Mais également qui compte le nombre le plus élevé de morts dues à un selfie pris dans une situation dangereuse. En effet, cette année, plus de 30 personnes sont décédées pour un selfie, dont 14 en Inde.

Publié le jeudi 21 décembre 2017 à 15:02, modifications jeudi 21 décembre 2017 à 11:52

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