Santé

La revanche d’un médecin borgne à cause du cancer

Après avoir perdu un œil à cause d’un cancer, un médecin s’est dédié à en venir à bout.

Christian Hinrichs est devenu borgne à cause d’un cancer rare. Il a alors pris une résolution. En venir à bout. Et il semble désormais proche de toucher au but.

De chirurgien à chercheur

Pour la plupart d’entre nous, devenir borgne représenterait une étape particulièrement compliquée. Il faut alors se réadapter à tout. Mais, pour Christian Hinrichs, il y avait une difficulté supplémentaire. L’homme est chirurgien cancérologue. Après un mélanome oculaire, il a du subir une ablation de l’œil droit. Un cancer rare qui touche six personnes sur un 1 million aux Etats-Unis. Et pour lui, une remise en question complète.

Avec la perte de mon œil, ma perception de la profondeur avait été déstabilisée. Je savais que je ne pouvais plus opérer.

Le problème ? Il a passé 13 à se former à la chirurgie cancérologique. Que faire ? Il ne peut plus opérer, mais n’est pas non plus docteur en médecine interne. Il retourne donc sur les bancs de l’école pendant 4 ans pour acquérir les connaissances qui lui manquent. Un travail de titan, mais avec un objectif en vue : vaincre le cancer. Pas une mince affaire alors que chirurgie et chimiothérapie n’y parviennent pas, explique l’AFP.

Proche de toucher au but

Pour lui, il s’agit tout autant d’une revanche que d’une question de survie. En cas de rechute, il n’aura pas de troisième chance. Son cancer serait métastatique et fatal. Mais, il semble qu’il va dans la bonne direction. Devenu chercheur à l’Institut national du cancer, il est en charge des essais pour éradiquer les cancers causés par le papillomavirus (HPV). Celui-ci, transmis sexuellement, cause des cancers comme celui du col de l’utérus ou de la gorge. Christian Hinrichs travaille avec des injections de milliards de lymphocytes. L’idée est de vaincre le cancer par le nombre.

Si tous les résultats ne sont pas encore positifs, dans certains cas, les effets sont concrets. Deux femmes qui avaient le cancer du col de l’utérus sont considérées comme guéries aujourd’hui. Et elles savent ce qu’elles doivent au médecin borgne. Plus membre de la famille, que médecin, son propre vécu, le permet de se rapprocher des malades. Parce qu’il sait ce que veulent réellement les patients victimes d’un cancer. Ils ne “veulent pas des effets limités ou ralentir le cancer. Ils veulent que leur cancer disparaisse”. Le sien comme celui de tous les autres.

Publié le lundi 26 mars 2018 à 17:13, modifications lundi 26 mars 2018 à 15:34

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