Santé

République démocratique du Congo : augmentation des cas d’épidémie d’Ebola

En début de mois, l’existence d’une nouvelle épidémie d’Ebola (la dixième dans le pays subsaharien) était confirmée. Trois semaines plus tard, elle s’aggrave. En dix-huit jours, 49 personnes ont déjà succombé à la maladie, tandis que 2000 sont toujours en observation.

Depuis 42 ans, la fièvre hémorragique d’Ebola endeuille la République démocratique du Congo (RDC). En effet, c’est en 1976 que la première épidémie de ce type frappait le deuxième État le plus peuplé d’Afrique. Mais près d’un demi-siècle plus tard, la nation, de même que la médecine, restent sans solution définitive.

Le 24 juillet, les autorités sanitaires annonçaient la fin de la 9e épidémie d’Ebola dans la province de l’Equateur, au nord-ouest du pays. Toutefois, le répit fut de courte durée. Une semaine plus tard une autre région, le Nord-Kivu connaissait la 10e vague de contaminations.

Le conflit armé alimente la progression de l’épidémie d’Ebola

En outre, la situation de cette région frontalière de l’Ouganda préoccupe encore plus l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Car l’aire touchée, comprenant Beni et Mangina, se trouve en zone de conflit. Situation rendant difficile l’accès et la pratique des soins pour les populations et les professionnels de santé. Au coeur de cet état de fait, la présence de l’Allied defense force (ADF).

La milice ougandaise serait responsable du massacre de centaines de civils depuis 2014. Mais elle aurait aussi contribué au déplacement de milliers d’individus. Enfin, les chiffres comparant les deux provinces montrent une progression plus rapide dans le Nord-Kivu qu’en Equateur. Cependant, le ministre de la Santé se veut rassurant.

Le nombre de victimes d’Ebola est compréhensible, selon Oly Ilunga Kalenga

Selon Olu Ilunga Kalenga, ministre congolais de la Santé, le temps d’incubation du virus d’Ebola explique cette forte prévalence.

Ce qu’il faut savoir c’est que la durée d’incubation est de 21 jours. Depuis le début et la déclaration de l’épidémie, nous avons mis en place toute une série de mesures conventionnelles telles que la surveillance, pour essayer de bien investiguer tous les cas suspects, identifier les cas confirmés, suivre les contacts, essayer de vacciner tous les personnels de santé, et vacciner aussi tous les contacts et les contacts des contacts.

Relatait-il d’abord des procédures sanitaires.

Donc, toutes ces mesures-là, des mesures de prévention aussi, sont normalement destinées à casser la chaîne de transmission du virus. Mais dans la mesure où l’incubation est de 21 jours, il y a une série de personnes qui avaient déjà été exposées au virus et qui sont susceptibles encore de développer la maladie. Mais nous pensons quand même que cette tendance-là diminue de jour en jour.

Expliquait-il enfin hier, au micro de RFI.

 

Publié le lundi 20 août 2018 à 13:35, modifications lundi 20 août 2018 à 11:56

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