Santé

Plus de 1/4 des adultes ne font pas assez de sport pour rester en bonne santé

Cela représente près d’1,4 milliards d’individus à travers le monde, ce qui pose un problème de santé public global.

D’après une récente étude réalisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 27,5% des adultes ne font pas assez de sport à travers le monde. Les femmes sont également davantage concernées par ce phénomène, puisque 32% d’entre elles ne font pas assez d’exercice, contre 24% pour les hommes.

Au total, cela concerne près d’1,4 milliards d’individus, qui présentent par ailleurs des risques plus importants de développer de nombreuses maladies comme le diabète, le cancer, la démence ou encore les affections cardiovasculaire.

Il faut faire en moyenne 1h15 d’activité intense ou 2h30 d’activité moyenne

L’OMS recommande aux adultes de pratiquer au moins 1h15 d’activité physique à haute intensité comme la course ou le football, et 2h30 d’exercice modéré comme la natation, le vélo ou la marche rapide, par semaine. Les adultes sont encore trop nombreux à ne pas atteindre ce temps minimum, et l’OMS entend bien agir pour faire évoluer les mentalités à ce sujet. Ainsi, un plan a été lancé pour réduire ce phénomène de 15% d’ici l’année 2030.

Cette grande étude mondiale est la première du genre à être menée par l’OMS. Elle se base ainsi sur l’activité déclarée de près d’1,9 millions d’individus dans 168 pays différents, interrogés dans le cadre de 358 enquêtes différentes. Dans les résultats de cette publication, on peut également lire une conclusion étonnante : les femmes sont généralement moins actives que les hommes sur le plan sportif, à l’exception notable de l’Asie de l’est.

La différence peut parfois être élevée comme en Asie du Sud où 43% des femmes ne font pas assez de sport contre 24% des hommes. En Inde, le ratio est de 44% contre 25%, et aux Etats-Unis, la moitié de femmes ne bougent pas assez, contre 1/3 des hommes. Comment expliquer cette différence ? D’après le Dr Ding, qui a contribué à cette étude, les femmes continuent d’exercer des métiers demandant moins d’efforts physiques que les hommes. 

Les pays occidentaux en première ligne

D’après cette étude, les pays occidentaux sont largement plus touchés par l’inactivité physique, avec une moyenne globale à 37%, contre 16% dans les pays les plus pauvres. Il faut toutefois souligner la position beaucoup plus privilégiée de la France, qui pointe à 29,3% (bien que ce soit toujours trop), avec 24,3% des hommes et 34% des femmes en inactivité.

4 pays sont particulièrement concernés par ce phénomène : le Koweit, avec 67% des adultes en sous-activité, les Samoa américaine (53%), l’Arabie Saoudite (53%) et l’Irak (52%). Avec plus de la moitié de leur population souffrant d’un manque d’activité physique, ils surpassent tous le autres pays dans ce domaine.

Cela s’explique en effet par notre mode de vie de plus en plus sédentaire, le déclin du travail à forte intensité physique, et les modes de transport motorisés en Occident. Au contraire, dans les pays les plus pauvres, les transports et le travail sont beaucoup plus exposés à l’effort. Mais cela pourrait très vite changer avec l’essor des classes moyennes dans les nations en développement et leur urbanisation accélérée. En témoigne aujourd’hui la Chine et le Brésil, qui présentent des taux élevés de maladies cardiovasculaires et chroniques liées au manque d’activité physique.

Toutefois, le phénomène d’équilibrage pourrait encore prendre du temps, étant donné que les pays pauvres continuent de cumuler la part la plus importante de travaux nécessitant une activité physique soutenue.

Des progrès très faible au XXIème siècle

d’après les chercheurs en charge de cette étude, l’inactivité à travers le monde a tendance à stagner depuis près de 20 ans. Ainsi, les chiffres globaux sont plus ou moins restés les mêmes depuis l’année 2001, avec une moyenne toujours située autour d’1/4 des adultes. On comprend mieux pourquoi des maladies liées à une mauvaise hygiène de vie comme la maladie du soda sont devenues un problème de santé public majeur ces dernières années.

C’est ce que pointent les responsables de cette étude dans la conclusion de celle-ci. En outre, pour la Dr Regina Guthold de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le taux d’adultes concernés augmenterait même régulièrement dans la plupart des pays riches. C’est d’ailleurs ce qui a convaincu l’OMS de mettre en place un plan d’action pour réduire l’inactivité physique de 10% d’ici 2025, et de 15% d’ici 2030.

Publié le jeudi 6 septembre 2018 à 15:41, modifications jeudi 6 septembre 2018 à 14:42

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