Santé

Non, la cigarette électronique n’augmenterait pas le risque d’avoir un cancer

La cigarette électronique est encore une fois sur le devant de la scène. Une étude vient de paraître pour démontrer les dangers liés à une consommation excessive de l’e-cigarette.

Une étude inquiétante

La cigarette électronique serait bien plus dangereuse qu’on ne le croit. En effet, les résultats préliminaires d’une étude qui a été menée par des chercheurs américains, confirment que l’e-cigarette est dangereuse pour la santé. Elle contient certes moins de substances nocives que la cigarette classique. En revanche, le vapotage favoriserait le développement du cancer du poumon, du cancer de la vessie, et de graves maladies cardiaques. L’étude a été publiée récemment, et émane de la faculté de médecine de New York.

Les scientifiques ont en effet constaté que les rongeurs qui étaient exposés au vapotage étaient malades. Ils ont constaté des dommages dans l’ADN des cellules des poumons, du cœur et de la vessie. Pourtant, ces rongeurs n’ont été exposé que pendant douze semaines. Ce qui correspond en dose et en durée à environ dix ans de vapotage chez un être humain. Ce qu’il faut retenir, c’est que les rongeurs vapoteurs ont une réduction du niveau de protéines réparatrices des cellules du poumon, de la vessie et du cœur. Donc, la cigarette électronique aurait carrément des conséquences sur l’ADN.

Est-ce vrai ?

Alors est-elle plus dangereuse que le tabac ? Ce n’est pas ce que concluent les scientifiques. Ils refusent de comparer le tabac et la cigarette électronique. Et ils sont pointés du doigt ! Car l’expérimentation réalisée sur les rongeur ne serait pas représentative d’une exposition humaine. En outre, ils comparent les rongeurs à l’homme, ce qui selon certains médecins, n’est pas sérieux. Le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue et prescripteur de la e-cigarette, sort de ses gonds depuis la parution de cette étude :

Aujourd’hui, on sait que la nicotine est toxique, irritante pour les voies respiratoires, et addictive. Raison pour laquelle il n’y en a pas plus de 2% dans les e-liquides. Aux quantités consommées par un vapoteur, il existe une légère toxicité, mais infiniment moindre que celle du tabac fumé.

Donc selon lui, cette étude américaine ne prouve pas que le vapotage soit à l’origine de certains cancers. De même, Peter Hajek, directeur de l’unité de recherche sur la dépendance au tabac de l’Université Queen Mary de Londres, affirme que ce sont de fausses alertes et que le vapotage est largement moins nocif que le tabac. Pour lui, ce sont des fausses nouvelles qui ne sont publiées que pour faire le buzz. Certes, la cigarette électronique n’est pas sans conséquence, mais il faut rester prudent et surtout, selon ce médecin, objectif. Or, objectivement, la cigarette électronique serait moins dangereuse que le tabac.

Non, il n’y a pas de risque…

Jacques Le Housec, pharmacologue et tabacologue, semble du même avis. Il rappelle d’ailleurs qu’une autre étude a été faite il y a quelques mois, affirmant que les rats exposés au vapotage ne développaient aucune maladie. Et donc que le vapotage est moins nocif que le tabac.

Donc ces études alarmistes sur le vapotage ne seraient que des effets de buzz, sans réel fondement scientifique. Espérons pour ceux qui sont devenus accros au vapotage que c’est la vérité…

Publié le vendredi 2 février 2018 à 14:16, modifications vendredi 2 février 2018 à 12:27

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