Santé

Nipah : Quel est ce virus qui sème le désarroi en Inde ?

Au moins cinq personnes sont mortes du virus Nipah. Près d’une centaine d’autres ont été placées en quarantaine.

Les autorités sanitaires du Kerala, dans le sud de l’Inde sont en alerte. En effet, au moins dix personnes sont mortes du virus Nipah en quelques jours. Une centaine d’autres personnes sont actuellement en quarantaine.

Nous pouvons confirmer que cinq personnes sont mortes du virus Nipah. Et que 94 personnes entrées en contact avec les morts ont été placées en quarantaine par précaution.

A déclaré ce mardi 22 mai K.J. Reena, responsable de surveillance sanitaire du Kerala, une région située à la pointe sud de l’Inde. En outre, neuf malades sont actuellement hospitalisés en raison de symptômes suspects. Or, au moins l’un d’entre eux a été testé positif au virus Nipah.

Par ailleurs, toutes les victimes ont été recensées dans le district de Kozhikode. Certaines font partie d’une même famille. Et une infirmière est décédée. Elle a été infectée alors qu’elle tentait de soigner les malades.

Pas de vaccin

C’est la première fois que ce virus apparaît dans cet état du sud de l’Inde, mais c’est la troisième fois qu’il se signale en Inde. En effet, il a déjà fait 100 victimes depuis 2001. Bien connu en Asie du Sud et Sud-Est, le virus Nipah, est transporté par la chauve-souris frugivore. Or, la maladie est très contagieuse et est mortelle dans 70% des cas. Il a été identifié pour la première fois en Malaisie en 1998, dans la région de Kampung Sungai Nipah dont le virus a tiré son nom.

De plus, si la maladie peut être transmise à l’homme par des animaux infectés (chauve-souris ou porcs), il peut également l’être entre humains par contact direct selon l’OMS. Dans le cas des victimes de Kozhikode, l’origine de la première transmission n’est pas encore connue. Les premiers symptômes sont la fièvre, la toux accompagnées de maux de tête, de nausées et de fatigue. Autant de signes qui peuvent mener à des encéphalites mortelles puis au coma.

A ce jour, il n’existe pas de vaccin contre le Nipah. L’OMS a expliqué que la principale méthode de prise en charge restait « le traitement symptomatique intensif ». Ainsi, des camps sanitaires ont été dressés et un centre de crise a été établi. A titre préventif, il est notamment conseillé aux habitants de ne pas consommer de fruits non lavés.

Publié le mardi 22 mai 2018 à 14:40, modifications mardi 22 mai 2018 à 13:02

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