Santé

Moi(s) sans tabac : Un kit gratuit pour aider les fumeurs à arrêter

L’opération Moi(s) sans tabac lancée par le gouvernement a débuté ce mardi 1er novembre. Pendant ce programme collectif, les fumeurs sont suivis et coachés pour leur permettre de mettre définitivement fin à leur addiction.

C’est un défi de taille que lance le ministère de la Santé aux fumeurs : arrêter la cigarette pendant 30 jours. L’idée est de rassembler tous ceux qui ont envie de tordre le cou à leur cigarette dans un challenge commun.

Ainsi, l’opération Moi(s) sans tabac a démarré ce mardi 1er novembre et est inspirée de ce qui se fait chez nos voisins anglais depuis 2012

Parallèlement, pour aider ceux qui se sentent prêts, le gouvernement a passé à 150 euros le forfait annuel de remboursement des substituts nicotiniques ouvert à tous via le site tabac-info-service.fr.

Une étude du Baromètre santé 2010 a montré une augmentation récente du tabagisme en France, alors que celui-ci était en baisse depuis plus de vingt ans. En France, 34 % des gens fument, ce qui est nettement plus important que dans d’autres pays tels que la Grande-Bretagne (17 %) ou le Québec (19 %). Cette hausse s’explique par un tabagisme élevé chez les femmes qui ont plus de difficultés à arrêter alors qu’elles se sont mises à fumer sous l’effet du marketing de l’industrie du tabac dans les années 1970. Chez les jeunes, l’âge de la première cigarette a tendance à reculer. En revanche à 18 ans, on a toujours la même proportion de fumeurs dans cette frange de la population.

Ainsi, avec cette nouvelle proposition «non punitive», le gouvernement, en collaboration avec les associations anti tabac, cherche à aider les fumeurs à en finir avec la cigarette.

Le premier jour ? Écrire ses motivations sur une feuille de papier et l’accrocher au-dessus de son lit. Le troisième jour ? Brosser ses dents dès que l’envie d’en griller une vous titille ! Le cinquième jour ? Redécouvrir les vertus du chou, du kiwi, du persil, ou des poivrons. Le septième jour ? Calculer les premières économies réalisées !

Voilà quelques petits conseils quotidiens délivrés par l’agenda à destination de ceux qui veulent se lancer dans ce Moi(s) sans tabac.

On trouve tout cela dans ce kit, téléchargeable ou à retirer à la pharmacie, qui donne tous les bons conseils pour arrêter enfin. Ainsi, pour cette expérience commune, le discours évite la culpabilisation du «vilain petit fumeur» qui va coûter cher à la collectivité avec la prise en charge d’un cancer qui peut être évité.

Et si l’expérience est prévue sur un mois, c’est que, passé ce délai, les chances de réussite sont multipliées par cinq. Et, tout au long du mois de novembre, des stands d’information vont s’installer dans les grandes villes.

Il y a des gens sur qui l’argument santé ne fonctionne pas forcément donc il y en a d’autres, comme les finances ou le bien-être des autres avec le tabagisme passif

Explique une infirmière en addictologie.

Ceux qui le souhaitent pourront prendre rendez-vous avec un tabacologue. Une aide souvent indispensable puisqu’avec 73 000 morts par an, le tabac reste la première cause de décès en France.

Cette opération d’envergure veut aussi montrer que les pouvoirs publics mettent tout en oeuvre face au fléau du tabac.

Publié le mercredi 2 novembre 2016 à 12:22, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:24

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