Santé

Des métaux lourds ont été retrouvés dans le corps de femmes enceintes

Une étude a révélé la présence de 12 métaux dangereux pour la santé

Métaux lourds retrouvés dans le corps de femmes enceintes

Santé publique France a révélé, par le biais d’une étude, la présence de métaux lourds dans le corps de femmes enceintes. Ils pourraient avoir des conséquences néfastes sur la santé de la femme et du bébé, ainsi que sur le développement de ce dernier.

Ce mardi 19 décembre, Santé publique France a révélé à travers une étude la présence de métaux lourds dans le corps de femmes enceintes. Ils seraient dangereux pour leur santé ainsi que pour celle des futurs bébés.

D’après cette étude relayée par Le Monde, les femmes enceintes sont donc surexposées à l’imprégnation de métaux lourds comme le mercure et l’arsenic. 4145 femmes enceintes âgées entre 18 et 40 ans et ayant accouché en France en 2011 ont participé à l’étude. Leurs cheveux, leurs urines ainsi que le sang du cordon ombilical ont été analysés.

Dans le corps de chacune des femmes, la présence de douze métaux lourds a été identifiée. Du plomb, de l’arsenic, du mercure, de l’aluminium, de l’antimoine, du cadnium, du césium, du chrome, du cobalt, de l’étain du nickel et du vanadium ont en effet été retrouvés.

Des taux particulièrement élevés pour certains métaux

Le taux de nickel était par exemple de 99%, tandis que ceux du chrome et du vanadium atteignaient 96%. Celui du mercure s’élevait quant à lui à 91%.

La totalité de ces métaux a été jugée cancérogène par le Centre international de recherche sur le cancer. Ils sont également suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Ces métaux pourraient donc avoir des conséquences négatives sur la grossesse ainsi que sur le développement du futur bébé.

A quoi est due la présence de ces métaux ?

Plusieurs causes sont à l’origine de ces résultats inquiétants. La consommation de tabac, les produits pharmaceutiques, les pesticides sont notamment à prendre en compte. L’alimentation est également un facteur extrêmement important. D’après l’étude, la “surimprégnation” de l’arsenic et du mercure est due à la consommation de produits de la mer.

L’étude ne préconise cependant pas aux femmes enceintes de diminuer leur consommation de poisson. L’Agence nationale de sécurité sanitaire a déclaré à ce sujet :

Le problème, c’est que, contrairement à la viande, le poisson apporte certains acides gras qui ne sont pas substituables, mais ils sont très contaminés

L’Anses a également expliqué que la présence de métaux lourds due à la consommation de produits de la mer dépend de l’alimentation tout au long de la vie, et pas uniquement durant la période de grossesse. En 2016, Santé publique France avait par ailleurs révélé la présence de polluants organiques dans l’organisme des femmes enceintes. Il s’agissait du bisphénol A, des phtalates, du PCB, de composés perfluorés ou encore de pesticides.

Publié le mercredi 20 décembre 2017 à 9:48, modifications mercredi 20 décembre 2017 à 9:48

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