Santé

Les médicaments à base de codéine délivrés uniquement sur ordonnance

Les médicaments à base de codéine, des antidouleurs ou des sirops pour la toux parfois détournés en drogue, ne seront désormais délivrés uniquement sur ordonnance.

Depuis le début de l’année 2017, cinq cas d’intoxication grave à la codéine ont été recensés.

En mai dernier, Pauline Cebo, une adolescente de 16 ans, était décédée d’une overdose de codéine chez elle, sur son lit, en rentrant d’une soirée trop arrosée. Sa mère avait découvert son corps le lendemain midi. Le drame avait mis le problème sur le devant de la scène.

Ainsi, réagissant à cette recrudescence d’intoxications le ministère de la Santé a annonce ce mercredi 12 juillet que la codéine et les dérivés d’opiacés ne seront plus en vente libre.

Afin de mettre un terme à des pratiques addictives dangereuses et potentiellement mortelles, liées à l’usage détourné de ces produits.

La codéine, un antidouleur de la même famille que l’opium, était jusqu’ici disponible en vente libre en France sous forme de sirops contre la toux et en comprimés. Si la dose ne dépassait pas 30 mg par comprimé.

Des intoxications festives

En effet, depuis 2013, des détournements de ces médicaments ont été enregistrés.

Les « purple drank », aussi appelées « lean », « codé », ou encore « cocktail bleu », sont avant tout consommées en soirée, le week-end.

De plus, cette utilisation, surtout festive, est particulièrement répandue chez les 17-19 ans, mais peut débuter dès 14 ans.

Ils retirent un quart du liquide contenu dans la bouteille de Sprite. Ajoutent 3 à 20 comprimés d’antihistaminique et attendent que le gaz monte.

A expliqué un représentant du groupe focal sanitaire du dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND) de l’OFDT (l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies).

Cependant, ces boissons, consommées pour leurs effets psychotropes, ne sont pas sans danger.

À court terme, la codéine provoque des troubles du sommeil et du transit, et des démangeaisons peuvent apparaître.

Néanmoins, des cas plus graves de consommation ont mené à des hospitalisations, durant lesquelles des troubles de la vigilance, du comportement, mais surtout des crises convulsives généralisées ont été observées.

D’après les informations de 20 minutes, l’arrêté ministériel interdisant la vente libre de codéine devrait s’appliquer immédiatement.

En effet, l’arrêté, signé ce mercredi 12 juillet, paraîtra jeudi 13 juillet au Journal officiel.

Il concerne également les médicaments contenant trois autres dérivés d’opium : le dextrométhorphane, l’éthylmorphine et la noscapine.

Publié le jeudi 13 juillet 2017 à 9:33, modifications jeudi 13 juillet 2017 à 7:55

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