Santé

Madagascar : L’épidémie de peste s’aggrave

La situation ne s’arrange pas à Madagascar qui est touché par une grave épidémie de peste depuis un mois. Selon les derniers chiffres, trente personnes auraient été tuées par la maladie.

Le bilan est de plus en plus lourd. Depuis le mois d’août, une sévère épidémie de peste a fait son apparition sur l’île. D’après le Ministère de la santé, on compte 194 cas enregistrés, et 30 décès.

Il faut savoir que Madagascar est chaque année touché par la peste bubonique ou pulmonaire. Chaque année, quelques centaines de cas sont recensés, généralement aux alentours du mois de septembre. Cependant, l’épidémie est inhabituelle pour l’année 2017.

En effet, la maladie a débuté dès le mois d’août. Contrairement aux années précédentes, elle s’est propagée dans les grandes zones urbaines de l’île. L’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, tire la sonnette d’alarme et s’inquiète. En effet, pour le moment, les autorités ne réussissent pas à endiguer l’épidémie de peste.

Un mouvement de panique

Les habitants d’Antananarivo sont terrifiés car la peste a d’ores et déjà causé la mort de neuf personnes dans la capitale. Ce qui est inédit, car c’est habituellement en zone rurale que l’on retrouve la peste. Les populations se ruent alors dans les pharmacies pour acheter des antibiotiques et des masques de protection.

La peste se développe chez les rats et est véhiculée par les puces. Généralement, prise à temps, la maladie sous forme bubonique est rapidement soignée chez l’homme grâce aux antibiotiques. Mais la forme pneumonique est bien plus grave et surtout difficile à soigner. Car non seulement la maladie est transmissible par la toux, mais en plus, elle peut être fatale en seulement 24 heures.

Des mesures d’urgence

Face à la situation qui dégénère, le Gouvernement malgache a pris des mesures d’urgence. Il faut tout faire pour enrayer l’épidémie. Ainsi, il est interdit, et ce jusqu’à nouvel ordre, d’organiser des rassemblements publics dans la capitale. Des contrôles sont également réalisés à l’aéroport.

Enfin, les autorités ont demandé de l’aide internationale. L’Institut Pasteur a immédiatement répondu par la positive. Une équipe est envoyée sur place pour aider les autorités locales

Publié le vendredi 6 octobre 2017 à 13:14, modifications vendredi 6 octobre 2017 à 20:02

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