Santé

La marque de prothèses mammaires Allergan visée par une série de plaintes

Une quinzaine de femmes porteuses de prothèses mammaires a décidé de saisir la justice pour demander des comptes aux fabricants et aux « organismes certificateurs ».

Tout commence en 2015. Cette année, l’Inca (Institut national du cancer) a de sérieux doutes sur les implants mammaires de marque Allergan, leader sur le marché de la chirurgie esthétique.“18 cas de lymphome suite à la pose d’implants, 14 étaient de marque Allergan” dénonce-t-il. L’affaire est de nouveau médiatisée ce mercredi 6 février lorsqu’une quinzaine de femmes portant ces implants porte plainte auprès du tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

Une plaignante handicapée à 80%

L’information a été relayée par Radio France et Le Monde, et confirmée par l’AFP. Une quinzaine de porteuses de prothèses mammaires, ont déposé plainte à Paris et à Marseille pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui », délits de «tromperie aggravée» et «blessures involontaires».

Au-delà de la question de la qualité des prothèses, les plaignantes s’attaquent aussi aux « organismes certificateurs » qui autorisent leur commercialisation. 

L’une d’entre elle, âgée de 42 ans a été victime d’un lymphome anaplasique à grandes cellules. Selon son avocat Me Emmanuel Molina “elle a été victime dans sa chair de dommages irréversibles”. Laetitia est aujourd’hui handicapée à 80% et enchaîne les chimiothérapies. Il ajoute également avoir “des éléments qui attestent le lien de causalité entre les prothèses et le déclenchement de ce cancer très agressif”.

Me Emmanuel Molina précise également que les plaintes de sa cliente visent « à la fois le laboratoire, l’organisme de certification et les autorités sanitaires ».

Si le fabricant Allergan a perdu son autorisation de commercialiser ses prothèses texturées dans les pays de l’Union européenne, on compte 500.000 femmes porteuses d’implants mammaires en France. Or, depuis 2011, une cinquantaine de cas d’une forme rare de cancer, le lymphome anaplasique à grandes cellules (LGAC), a été recensée. Leur point commun ? Des implants à enveloppe texturée.

De son côté, leader sur le marché de la chirurgie esthétique avait publié un communiqué, expliquant le “bénéfice-risque” de ses implants mammaires texturés.

Publié le jeudi 7 février 2019 à 13:33, modifications jeudi 7 février 2019 à 13:23

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