Santé

L’humanité serait programmée pour ne jamais dépasser le seuil de 122 ans

L’âge de décès des supercentenaires stagne depuis les années 1990 à 115 ans, ce qui s’explique par des facteurs bien identifiés.

En 1997 s’éteignait Jeanne Calment, à l’âge de 122 ans. C’est l’existence la plus longue jamais enregistrée avec certitude ! Mais depuis, aucun autre être humain n’a pu dépasser ce record. En effet, d’après une récente étude, les chances de dépasser la limite des 125 ans sont d’une sur 10 000.

Jeanne Calment : une exception ?

Se pourrait-il que personne ne vive plus longtemps que Jeanne Calment ? Celle qui expliquait dans une interview au milieu des années 1990 qu’elle avait rencontré le célèbre Vincent Van Gogh pourrait bien être un cas exceptionnel dans l’histoire de l’humanité. En effet, d’après une étude parue dans la revue britannique Nature, l’humanité serait programmée pour ne jamais dépasser les 125 ans.

En effet, aucun autre être humain n’a battu le record établi par Jeanne Calment depuis sa mort en 1997. Pourtant, nombre de supercentenaires lui ont survécu ! Cela pourrait bien signifier que la théorie des scientifiques est belle et bien valide. D’après eux, la durée maximale de vie est conditionnée par des facteurs de vieillissement irréversibles, qui nous programment à mourir à un certain âge.

Ainsi, l’équipe de chercheurs menés par Jan Vijg ont étudié le cas de plusieurs supercentenaires issus du monde occidental. Ils ont pu observer que leur âge limite a nettement augmenté à la fin du XXème siècle, avant d’atteindre un plateau à l’époque de la mort de Jeanne Calment, vers 1995.

Une limite quasiment infranchissable

Après la fin des années 1990, l’âge moyen de décès des supercentenaires a diminué, avec une moyenne qui s’établit aujourd’hui à 115 ans. Et d’après les scientifiques, ce phénomène devrait se stabiliser dans les prochaines années. Pas de nouvelle augmentation prévue donc !

En 2014, un autre étude avait déjà mis en évidence ce plafonnement de l’âge de décès des doyens de l’humanité. Ainsi, d’après Brandon Millholand, co-auteur de la publication dans la revue Nature, les chances de dépasser la limite de 125 ans sont de 1 sur 10 000.

Mais peut-être que des avancées dans notre compréhension de la génétique et du vieillissement cellulaire nous permettront d’exploser à nouveau ce plafond dans un futur proche. En tout, cela ne risque pas d’arriver sans un bouleversement majeur en terme de découvertes médicales.

Publié le lundi 25 juin 2018 à 17:56, modifications lundi 25 juin 2018 à 16:15

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