Santé

Levothyrox : le président de Merck France accuse les associations de patients de faire du buzz

Le président de Merck France, le laboratoire qui commercialise le Levothyrox, accuse les associations de patients de faire du buzz. Pour lui, s’il y avait eu un moindre risque, le groupe pharmaceutique aurait fait les choses différemment.

Le Levothyrox, ce médicament pour les malades de la thyroïde permet de corriger l’hypothyroïdie, liée à l’insuffisance de production d’hormones par la glande thyroïde ou à son absence. Il permet aussi de freiner la sécrétion de TSH, une hormone qui stimule la thyroïde.

Près de 15 000 signalements

Le laboratoire Merck est devant la justice. Une quarantaine de patients ont demandé aux juges des référés de Saint-Gaudens de re-commercialiser l’ancienne formule du médicament. La décision a été mise en délibéré pour le 26 décembre.

Le président de Merck s’insurge

Le président de Merck ne comprend pas cette décision de remettre en vente l’ancienne formule du Levothyrox.

Pour moi, la police sanitaire relève de l’Agence du médicament. Je n’avais jamais compris avant que cela relevait d’un tribunal d’instance. Je conteste cette décision donc je fais appel. Il y a, aujourd’hui, la nouvelle formule du Levothyrox qui correspond très bien à la très grande majorité des trois millions de patients traités. Il y a un véritable choix d’alternative thérapeutique.

Pourtant, l’avocat du laboratoire Merck, Me Antoine Robert, a assuré que « 200 000 boîtes (du Levothyrox ancienne formule) seront disponibles sur le marché à partir du 15 décembre ». Interrogé il y a peu sur France Info, le président de Merck assure que les associations de patients “essayent de faire du buzz médiatique”. Il explique au micro :

Si j’avais la moindre suspicion sur un risque vital, nous aurions fait totalement autre chose. On entend beaucoup de personnalités diverses : des associations de patients, de groupe de citoyens essayer de faire le buzz médiatique en disant des contrevérités. Cela a un effet anxiogène sur les trois millions de patients qui ont une pathologie. J’aimerais que l’on reste factuel.

Des alternatives thérapeutiques

L’Agence du médicament (ANSM) a recensé, entre mars et septembre, près de 15 000 signalements d’effets indésirables tout de même. Toutefois, l’avocat du laboratoire a affirmé qu’il considérait que la quarantaine de plaignants « (n’apportaient) pas les justificatifs minimaux démontrant qu’il avait intérêt à agir ». En effet, ces patients n’ont aucuns certificats médicaux dans leurs dossiers. Par ailleurs, Me Robert a demandé le rejet de la demande des plaignants, affirmant qu’« aujourd’hui l’agence du médicament a indiqué qu’il existait cinq alternatives thérapeutiques, y compris un générique ».

Une première audience devrait se tenir à Lyon le 19 décembre.

Publié le mardi 5 décembre 2017 à 13:14, modifications mardi 5 décembre 2017 à 13:07

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