Santé

Levothyrox : Les malades de la thyroïde dénoncent la nouvelle formule du médicament

La nouvelle composition du Levothyrox, un médicament pour traiter les problèmes de thyroïde, créerait des effets secondaires importants.

Trois millions de personnes en France prennent du Levothyrox pour lutter contre leurs problèmes de thyroïde.

Or, en mars dernier, le médicament, prescrit à près de trois millions de Français souffrant de ce type de pathologie, a changé de formule.

Pourtant, pour certains malades, qui en consomment depuis des années, la différence entre l’ancienne et la nouvelle composition est criante.

En effet, des patients se plaignent aujourd’hui d’effets indésirables depuis le changement de formule.

De nombreux témoignages évoque une fatigue intense, mal de tête, prise de poids, constipation, vertiges…

Une pétition a même été lancée. Elle réclame la mise à disposition des deux formules sur le marché.

Elle a déjà récolté 20.000 signatures et 9000 commentaires.

Le principe actif n’a pas changé

Depuis, je perds mes cheveux, je me sens fatiguée alors que pendant six ans j’ai été bien stable.

A témoigné Fatima dans le journal Le Parisien.

Comme elle, des milliers de personnes se plaignent d’effets indésirables. Et les associations de victimes demandent au laboratoire de revenir à l’ancienne formule du Levothyrox.

A noter que la formule du Levothyrox a changé en mars 2017 à la demande de l’ANSM, l’Agence nationale de la sécurité du médicament.

Malgré cela, la directrice des affaires médicales du laboratoire Merck France, Sylvie Chabac, a indiqué au Parisien que la nouvelle composition allait être adoptée au niveau européen.

L’objectif était de garantir une teneur en lévothyroxine plus constante dans le médicament.

A expliqué Jean-Michel Race, le directeur des médicaments en endocrinologie.

On a supprimé le lactose. On l’a remplacé par de l’acide citrique, un excipient qu’on retrouve partout dans l’alimentation, et par du mannitol, à toutes petites doses. Cette nouvelle formule était donc censée être plus stable et mieux tolérée.

A de son côté ajouté Sylvie Chabac.

En outre, en mars, l’ANSM assurait que « la bioéquivalence entre l’ancienne et la nouvelle formule » avait été démontrée.

Cependant, après les nombreuses déclarations d’effets secondaires, une enquête est en cours pour savoir si les effets néfastes avaient un lien direct avec le médicament.

En attendant, l’ANSM a conseillé aux patients de faire une prise de sang « quatre à huit semaines après le début de la prise de la nouvelle formule et de procéder à un signalement en cas d’effets indésirables ».

Publié le mercredi 23 août 2017 à 14:59, modifications mercredi 23 août 2017 à 14:59

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