Santé

Les faux résultats d’un test ADN ont conduit une femme à l’ablation de ses organes féminins

Une femme s’est fait enlever les seins, l’utérus et les ovaires après avoir fait un test ADN. Toutefois, après les opérations irréversibles, un second médecin découvre que ces résultats étaient erronés.

Elisha, une Américaine de 36 ans, a retiré ses organes féminins après qu’un test ADN lui ait révélé qu’elle était porteuse d’une maladie héréditaire. La mère de la jeune femme était effectivement morte d’un cancer à l’âge de 56 ans.

Prévenante, Elisha a passé plusieurs tests pour déterminer si par malheur, elle portait aussi les germes de cette maladie. Malheureusement, les résultats s’étaient avérés positifs. Son médecin lui avait révélé qu’elle portait le gène BRCA1.

Il s’agit d’un gène qui accroît considérablement les risques de développer un cancer du sein et des ovaires.

Son médecin lui a proposé la chirurgie préventive

Au vu de ses résultats, le médecin d’Elisha lui a alors proposé une chirurgie préventive. C’est une opération définitive, irréversible, qui consiste à enlever les seins, les ovaires et l’utérus. Ceci, afin d’éliminer tout risque de développer le cancer de ces organes. La femme accepte.

Cependant, deux semaines après ces opérations, un autre médecin revoit les résultats de son test ADN dans un laboratoire. Ce qu’il découvre est accablant. La femme n’a jamais porté le gène cancéreux et n’aurait jamais dû se faire opérer.

Des opérations irréversibles

Elle a raconté son calvaire dans une émission de France 2, Complément d’enquête, qui a été diffusée le jeudi 15 novembre 2018.

Son corps est désormais « mutilé, massacré ». Elle déclare dans le reportage.

On ne peut pas réparer. On ne peut pas me rendre mes organes

C’est l’actrice Angelina Jolie qui a rendu public le principe de la chirurgie préventive en 2015. La même année, l’actrice a effectivement annoncé s’être retiré les seins, en 2013, les ovaires et les trompes en 2015.

Plusieurs millions de personnes ont déjà fait un test ADN

Cette révélation a eu pour effet de provoquer une ruée sur les tests ADN en libre accès. Ceux-ci coûtent en moyenne une centaine d’euros. Ils permettent, en principe, de révéler si vous êtes porteur d’une maladie héréditaire. D’après Franceinfo, environ quinze millions de particuliers ont déjà effectué ce genre de tests. Cependant, ils restent jusqu’à maintenant très controversés dans le monde.

Publié le lundi 19 novembre 2018 à 13:49, modifications mardi 20 novembre 2018 à 8:38

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !