Santé

Les aliments ultratransformés causeraient des maladies digestives

Aliments ultra-transformés : Une étude fait le lien entre ces aliments et le risque de maladies digestives.

Après que l’association avec les risques de cancer ait été faite en début d’année, une récente étude affirme que la consommation de produits ultratransformés aurait un lien sur le risque de maladies digestives, en particulier le syndrome du côlon irritable.

En février dernier, le British Medical Journal révélait à travers une étude le lien entre les aliments ultratransformés et le risque de cancer. Grâce à une nouvelle étude, l’American Journal of Gatroenterology vient de prouver l’augmentation des risques de maladies digestives due à ces aliments.

Relayées par Le Mondeles recherches ont été publiées le vendredi 15 juin. La doctoresse Chantal Julia, membre de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle de l’université Paris XIII, a déclaré à propos symptômes observés chez les participants :

Ce sont des troubles digestifs très fréquents, pour lesquels on ne retrouve pas de pathologie organique mais qui provoquent un inconfort digestif régulier.

10,5% des sondés souffraient du syndrome du côlon irritable

33 343 participants de la cohorte NutriNet-Santé ont accepté de contribuer à l’étude. Les sondés avaient pour objectif de remplir au moins trois questionnaires journaliers. A l’arrivée, 10,5% d’entre eux souffraient du syndrome du côlon irritable. Chantal Julia a donc conclu :

Cette étude suggère une association entre la consommation de ces aliments et cette pathologie.

Les chercheurs ont également affirmé :

Cette notion d’aliments ultratransformés a pris de l’ampleur récemment et suscite des inquiétudes sociétales quant aux effets néfastes potentiels sur la santé.

En 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) révélait que les aliments ultratransformés représentent entre 25 et 50% de l’alimentation totale que l’on trouve dans les rayons des pays occidentaux.

Parmi les participants, on retrouve 76,4% de femmes, dont l’âge moyen était de 50,4 ans. Elles ingurgitaient en moyenne 16% d’aliments ultratransformés représentant un apport énergétique total de 33%.

Par ailleurs, certaines personnes consommaient davantage d’aliments ultratransformés. C’était notamment le cas des sondés plus jeunes, ayant des revenus moins élevés ou vivant seuls. Cela concernait également les participants ayant un IMC plus élevé et ceux pratiquant moins d’activité physique.

A quoi correspondent les aliments ultratransformés ?

La notion d’aliments ultratransformés a vu le jour en 2010 grâce à des scientifiques brésiliens menés par le professeur Carlos Monteiro. Ils ont notamment établi quatre catégories afin de répertorier les aliments en fonction de leur transformation industrielle. Dans la classification NOVA, on trouve en effet : les aliments non transformés ou peu transformés, les ingrédients culinaires que l’on a chez soi, les aliments transformés et les aliments ultratransformés.

Les aliments ultratransformés correspondent aux sodas, plats surgelés ou prêts à consommer ou encore aux barres chocolatées. Globalement, l’appellation concerne les produits contenant d’autres conservateurs que le sel. Cela peut par exemple correspondre à des colorants, des émulsifiants, des édulcorants et autres nombreux additifs.

D’après l’étude, la consommation de ces aliments jouerait un rôle sur l’augmentation de l’apport énergétique total. Les aliments ultratransformés contiennent en effet davantage de matières grasses saturées, glucides et sodium. Les chercheurs affirment qu’il est nécessaire que d’autres recherches soient menées sur la qualité nutritionnelle de ces produits. Depuis 2017, le Haut Conseil de la santé publique recommande par ailleurs de consommer des produits bruts. En février dernier, la revue 60 millions de consommateurs, qui estime que les aliments ultratransformés “empoisonnent”, déclarait :

80 % du sel absorbé par les Français proviennent des aliments transformés, et 70 % des sucres sont ajoutés et cachés.

L’association avait même dévoilé une liste de 100 produits industriels à éviter. Par ailleurs, une étude révélait en avril dernier que les conserves seraient également mauvaises pour la santé. En effet, l’exposition à l’oxyde de zinc présent dans les conserves provoquerait en effet une modification des gènes.

Publié le mardi 26 juin 2018 à 8:11, modifications lundi 25 juin 2018 à 17:53

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