Santé

Le vin permettrait de lutter contre la dépression

Voici une nouvelle qui va sûrement réjouir les amateurs de vin ! Leur boisson préféré serait en effet un excellent antidépresseur.

Les bienfaits d’une consommation modérée de vin pour la santé sont depuis longtemps reconnus par la communauté scientifique. En effet, certains composants comme les polyphénols permettent de réduire les risques de maladies cardiovasculaires et de lutter contre certains cancers. Mais le vin serait également un bon moyen d’alléger les symptômes de la dépression, d’après une nouvelle étude menée par le professeur Jun Wang, de l’école de Médecine Mount Sinaï à New-York.

Les causes cérébrales de la dépression

L’anxiété et la dépression sont sûrement les maladies les plus répandues dans le monde moderne. En effet, d’après l’Organisation mondiale de la santé, la dépression représente la première cause de maladie et d’incapacité, et on estime que près de 20 % de la population mondiale connaîtra un épisode dépressif pendant sa vie. Enfin, 300 millions de personnes sont touchées par des troubles dépressifs à chaque instant.

À l’échelle cérébrale, la dépression se traduit par des modifications profondes de la façon dont les neurones et les différents aires du cerveau interagissent entre elles. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les principaux antidépresseurs permettent de réguler la dopamine et la sérotonine, des neurotransmetteurs clés pour le bien-être et la régulation des émotions.

Certaines recherches ont également montré que les patients dépressifs présentent des taux de molécules anti-inflammatoires importantes dans le cerveau, pour lutter contre une altération des synapses. Or, ces molécules sont également toxiques pour d’autres zones du cerveau, et pourraient même aggraver les symptômes dépressifs, entraînant ainsi un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. 

Une expérience menée sur des souris

Les polyphénols, qui entrent dans la composition du raisin, sont connue pour leurs propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Les scientifiques en charge de cette étude se sont ainsi penchés sur les synergies entre trois polyphénols, en étudiant leur action sur des souris.

Ils leur ont injecté des cellules provoquant une inflammation de certaines zones du cerveau afin de les rendre apathiques et dépressives, avant de leur administrer le sérum à base de polyphénols. Les souris ont alors montré une réduction très nette des symptômes dépressifs.

Cette étude permet non seulement de dévoiler le potentiel thérapeutique des polyphénols pour traiter la dépression, mais également de montrer le rôle de l’inflammation des synapses dans le développement des symptômes dépressifs.

 

Attention l’abus d’alcool est dangereux pour la santé

Publié le dimanche 24 juin 2018 à 16:44, modifications dimanche 24 juin 2018 à 13:46

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