Santé

Le syndrome du coeur brisé : quand un chagrin d’amour peut littéralement vous toucher au coeur !

Une maladie du cœur, surnommée « Tako-Tsubo », est souvent liée à un choc émotionnel intense, comme une rupture amoureuse !

La rupture amoureuse est une étape particulièrement éprouvante de la vie. Si beaucoup d’entre elles pourraient en effet être évitées, d’autres sont malheureusement nécessaires, et mènent parfois à un état de souffrance difficilement supportable, au point de devenir physique. En effet, il existe une maladie du cœur, surnommée « Tako-Tsubo », qui peut être directement liée à la douleur d’une rupture.

Une pathologie très grave

C’est dans les années 1990 que plusieurs cardiologues ont découvert cette maladie, qu’ils ont nommé Tako-Subo en référence à la forme d’un instrument de pêche qui sert à emprisonner les poulpes, et dont la forme rappelle celle d’un cœur cassé en deux. L’expression « avoir le cœur brisé » doit donc également être prise au sens littéral !

L’autre nom beaucoup moins charmant de cette maladie grave est la « cardiomyopathie ». Celle-ci est causée par un blocage brutal du ventricule gauche du cœur, qui finit par se gonfler très rapidement en se gorgeant de sang, ce qui provoque des symptômes très proches de l’infarctus : forte douleur au niveau du tronc, des difficultés respiratoires et des vertiges violents ainsi qu’une faiblesse généralisée.

Gare aux chocs émotionnels !

Derrière cette pathologie, des mécanismes ont été mis en évidence à travers une étude menée sur 1750 patients. Ainsi, dans 1/3 des cas recensés, ce syndrome peut être directement rattaché à un choc émotionnel, parmi lesquels la rupture amoureuse occupe une place de choix. En outre, les malades atteints de cardiomyopathie sont dans 90% des cas des femmes, dont la plupart sont âgées de plus de 50 ans.

Cette pathologie a d’abord des causes hormonales, et serait très souvent liée à l’adrénaline. En effet, lors d’un épisode de stress trop intense, le corps libère d’importantes quantités de cette hormone, dont l’effet principal et de contracter les veines et d’augmenter le rythme cardiaque. Celui-ci s’emballe alors parfois tellement qu’il peut brutalement se bloquer.

Malgré le caractère très grave de ce syndrome, la médecine moderne réduit la mortalité à 3,7%, soit légèrement en dessous de celle liée à une crise cardiaque (5,3%). Les médecins recommandent toutefois aux malades guéris de consulter régulièrement un médecin pour éviter un nouvel épisode qui pourrait leur être cette fois-ci fatal, d’autant certains développent des symptômes d’insuffisance cardiaque après une première crise.

Publié le mercredi 27 juin 2018 à 16:33, modifications mercredi 27 juin 2018 à 14:49

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