Santé

Le cancer des poumons pourra désormais être détecté grâce à un test sanguin

C’est une avancée très positive pour la lutte contre le cancer du poumon, qui tue chaque année 1,7 millions de personnes dans le monde : des tests sanguins pourraient servir à détecter la maladie à un stade précoce.

Après le tatouage anti-cancer, voici les tests sanguins. Ces derniers sont en effet utilisés par les médecins pour des patients déjà atteints du cancer afin de choisir la thérapie la plus adéquate. Nommés biopsies liquides, ils permettent en effet d’analyser l’ADN présent dans le sang. Mais d’après une découverte récente, ces tests pourraient également servir à détecter la maladie à un stade précoce.

Une nouvelle avancée contre le cancer

C’est grâce à une étude présentée lors du congrès de l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) en 2018 que l’on pourra peut-être détecter le cancer des poumons bien avant qu’il ne devienne absolument incurable. De fait, ce fléau emporte 154 000 personnes par an aux Etats-Unis, et près d’1,7 millions dans le monde. 

Pourtant, si celui-ci était dépisté plus tôt, il permettrait à de nombreux malades de prolonger largement leur espérance de vie. En effet, lorsqu’il est dépisté trop tard, les chances de survie à 5 ans sont de 18%, contre 56% à un stade plus précoce. Toutefois, seulement 16% des cancers du poumon sont diagnostiqués assez tôt. 

Le cancer du poumon est la première cause de décès due à cette maladie dans le monde. Mais grâce à ce nouveau test, une voie s’ouvre pour permettre un dépistage dans les premiers stades, grâce à la détection de signaux ADN dans le sang. Cette découverte ouvre également la voie à un meilleur diagnostic d’autres types de cancer.

Une étude révolutionnaire

Cette étude, nommée Circulating Cell-Free Genome Atlas (CCGA), a été conduite avec 12 000 participants. 3 prototypes de tests sanguins ont été menés sur des patients atteints de 20 types différents de cancer du poumon, à tous les stades d’avancement. L’efficacité de ces tests a ainsi pu être mesurée chez près de 127 malades atteint d’un cancer situé entre les stades I et IV. Ces derniers ont également été affinés pour permettre une détection plus fine et minimiser la marge d’erreur.

Dans la conclusion de cette étude révolutionnaire, on apprend ainsi que ces 3 tests sont efficaces pour dépister un cancer du poumon, avec un très faible taux de faux positifs. En effet, près de 54% des mutations non-héréditaires ayant été dépistées par ces tests sont le fait de globules blancs plutôt que de tumeurs.

Publié le vendredi 8 juin 2018 à 18:29, modifications vendredi 8 juin 2018 à 17:23

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