Santé

La liste noire des médicaments pour enfants de l’UFC – Que Choisir

Le mensuel dévoile une liste de médicaments “inutiles” ou même “dangereux” pour les enfants. Découvrez-les.

Rhume, toux ou encore fièvre.. Quand nos enfants sont malades, on a tendance à rapidement s’affoler. On fonce alors chez le médecin ou on ressort le stock de médicaments. Pourtant, selon l’association de consommateurs UFC – Que Choisir, l’abus de médicaments pourrait aussi avoir des conséquences graves. Petite revue d’effectif des bonnes et des mauvaises idées selon les pathologies principales. 

Que faire si votre enfant a des régurgitations ?

Tout d’abord, la première étape est de se rappeler que c’est normal. Environ un tiers des nourrissons régurgitent. Dans la plupart des cas, il ne faudra donc rien faire.

Seul le reflux gastro-œsophagien pathologique nécessite une prise en charge

explique Christophe Delacourt, président de la Société française de pédiatrie et médecin à l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris interrogé par France Info. 

Si le “Motilium” peut parfois être prescrit chez l’enfant, l’UFC Que Choisir précise qu’il peut aussi “causer des problèmes cardiaques.” Dans tous les cas, la majorité des problèmes devrait disparaître à l’âge de 12 mois. En attendant, parmi les options conseillées, on trouve des épaississants comme “Magic Mix” ou “Gulmik” qui contribueront à réduire les régurgitations.

Que faire si votre enfant à un rhume ?

Pour beaucoup de parents, le réflexe est ici de reprendre les mêmes méthodes que pour un adulte selon l’UFC Que Choisir. En l’occurrence, recourir à des sprays antiseptiques ou décongestionnants pour le nez. Mais, il faut le savoir, le “Pernazène” ou le “Rhinofluimucil” par exemple sont déconseillés aux enfants de moins de 15 ans. Concrètement, ils peuvent avoir des conséquences sur les systèmes cardiaques ou vasculaires. Normalement, votre médecin ne devrait pas vous le prescrire pour un enfant non plus. Les huiles essentielles sont aussi à éviter chez les enfants de moins de 12 ans. Elles peuvent en effet provoquer des convulsions.

Du côté des bonnes pratiques, l’association recommande en revanche les “lavages de nez”. C’est bien simple, il n’y aurait même rien d’autre à faire. Attention toutefois à être prudents dans leur manipulation. Les sprays peuvent parfois être trop puissants.

Que faire si votre enfant à une toux ?

Si votre enfant souffre d’une toux, l’UFC Que Choisir  conseille :

mieux vaut traiter la cause, plutôt que s’acharner à faire disparaître

Concrètement, cela signifie que les sirops comme “Humex toux sèche”, “Toplexil” ou “Rhinathiol” sont rarement efficaces. A éviter aussi les sirops codéinés. Enfin, les fluidifiants bronchiques sont interdits aux enfants de moins de deux ans.

La solution est finalement plutôt de ne pas donner de médicaments. Opter là aussi pour des lavages de nez et maintenir la tête élevée. Un peu de yaourt avec du miel, une recette de grand-mère ferait alors bien plus d’effets que n’importe quel médicament à partir d’un an.

Que faire si votre enfant à de la température ?

Quelques degrés de trop et on s’affole très vite. C’est normal. Pourtant, les solutions sont simples. Le paracétamol constitue une alternative à tout âge puisqu’il n’a que très peu d’effets secondaires. Bien sûr, la clé devient alors d’adapter le dosage à l’âge de votre enfant. Si cela ne suffit à faire baisser la fièvre, le plus simple est alors de consulter un pédiatre.

En revanche, il faut éviter un autre classique de la boîte à pharmacie : l’ibuprofène. Il peut en effet avoir des conséquences sur le système digestif de votre enfant. “Lorsque la maladie est provoquée par une bactérie et pas un virus, l’ibuprofène peut aggraver l’infection” pointe Christophe Delcourt. L’UFC Que Choisir conseille de limiter son utilisation sur prescription médicale uniquement.

Que faire si votre enfant à la diarrhée ?

Enfin, on termine avec la vilaine diarrhée qui peut vite faire paniquer tous les parents. Le traitement doit surtout être adapté ici à l’importance de ce dont souffre votre enfant. Des antiseptiques intestinaux comme le “Panfurex” ou  “Nifuroxazide” qui reviennent régulièrement peuvent avoir de sérieuses conséquences pour votre enfant. De même, l’immodium est à éviter complètement selon Christophe Delcourt interrogé par France Info.

Chez un adulte, c’est confortable, mais chez un petit, cela peut masquer le fait que de l’eau continue de s’accumuler dans les intestins. On peut avoir l’impression que la diarrhée s’est arrêtée alors que l’enfant continue de se déshydrater.

Malgré les croyances populaires, l’intérêt de plusieurs autres médicaments comme les probiotiques ou le “Smecta” restent encore eux à démontrer. Le “Tiorfan” serait quant à lui à réserver pour les cas plus extrêmes et surtout sur prescription. Du côté des bonnes idées, en revanche, il faut s’assurer de l’hydratation permanente avec des produits comme “Adiaril” ou “HydraNova”. Faciles à acheter en pharmacies, ils doivent constituer un élément indispensable dans la trousse à médicaments de la maison.

Publié le jeudi 22 février 2018 à 12:33, modifications vendredi 23 février 2018 à 10:43

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