Santé

Ice Bucket Challenge : mission accomplie

A l’été 2014, il était difficile d’échapper à ce défi baptisé Ice Bucket Challenge, dont l’objectif était de récolter des fonds pour la recherche sur la maladie de Charcot. Ce challenge aura contribué à la découverte de deux nouveaux gènes dans la maladie.

Mark Zuckerberg, Bill Gates, Barack Obama ou encore Johnny Hallyday ont été quelques-unes des personnalités à avoir participé au Ice Bucket Challenge, organisé à l’été 2014.

Ce défi, largement relayé sur les réseaux sociaux, consistait à recevoir un seau d’eau glacée sur la tête et à publier la vidéo sur Internet.

Les gars, vous avez 24 heures pour relever le défi ou vous devrez donner à la fondation ALS [Amyotrophic Lateral Sclerosis] – ou les deux.

Expliquait le fondateur de Facebook dans sa vidéo, adressée, entre autres, à Bille Gates.

Au-delà de l’aspect potache de ces vidéos, ce challenge avait pour but de collecter des dons pour la recherche sur « la sclérose latérale amyotrophique », une maladie neurodégénérative incurable, plus généralement connue sous le nom de la maladie de Charcot.

Des centaines de milliers de vues plus tard, le défi a-t-il été relevé ?

Lourdement critiqué à l’été 2014 pour n’être qu’un effet de mode très fugace, l’Ice Bucket Challenge a finalement été un vrai succès.

Selon le New Yorker, depuis deux ans et avec 17 millions de vidéos postées sur les réseaux sociaux, ce sont plus de 220 millions de dollars de dons qui ont été récoltés pendant la campagne. La mode n’était pas éphémère non plus, puisque le rythme des dons est toujours 25% plus élevé qu’avant le challenge.

Enfin, le budget alloué à la recherche a triplé en à peine deux ans. Cela a permis non seulement de chercher les causes, mais également d’explorer des traitements.

Plus important, l’Ice Bucket Challenge a aussi contribué à la découverte de nouveaux gènes de la maladie.

En Belgique, les 310 000 euros récoltés ont été entièrement dédiés au projet MinE Belgique. Celui-ci a permis cette découverte.

C’est le professeur Philip Van Damme, un chercheur pour MinE Belgique, qui a réalisé ces deux avancées scientifiques, qui vont contribuer à accélérer la recherche de solutions pour des traitements adaptés.

Publié le mercredi 27 juillet 2016 à 10:47, modifications mercredi 27 juillet 2016 à 10:51

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