Santé

Helicobacter pylori, la bactérie dont votre estomac ne veut pas entendre parler

Une équipe de chercheurs français vient de découvrir de nouvelles bactéries dans la famille Helicobacter. On fait les présentations.

C’est Sciences et Avenir qui se fait l’écho de cette découverte. Une équipe de chercheurs français a découvert dans le corps humain la présence d’une bactérie nommée “H. caesarodunensis“. Si on ignore encore ses effets, un petit rappel est le bienvenue concernant sa grande sœur. La Helicobacter pylori, dont la découverte avait valu le prix Nobel de médecine à deux Australiens en 1983 n’est pas à prendre à la légère. Elle est en effet responsable du cancer gastrique, le 3e cancer en France.

Comment peut-on être contaminé ?

1 chance sur deux. C’est au niveau mondial la probabilité que vous ayez d’être contaminés par la bactérie Helicobacter pylori. Bien sûr, ce chiffre cache certaines disparités. Ainsi, 60 à 90% de la population est touchée en Afrique ou en Amérique Latine. En France, ce chiffre tombe entre 20 et 30% pour les adultes et 5 à 10% pour les enfants

Pourquoi cette différence ? Avant tout à cause des facteurs potentiels d’infection comme l’explique Josette Raymond, maître de conférence universitaire, praticienne hospitalière à l’hôpital Cochin (Paris), secrétaire du Groupe français d’étude des Helicobacter à nos confrères de Sciences et Avenir.

L’infection a lieu le plus souvent dans l’enfance. La promiscuité et les mauvaises conditions d’hygiène sont des facteurs de risque (dormir dans le même lit,  manger dans le même plat avec les mains…). La contamination par l’eau a été suspectée dans plusieurs travaux mais aucune preuve irréfutable n’existe encore.

Comment peut-on se soigner

Le premier problème c’est qu’il est difficile détecter la présence de cette bactérie sans des tests. Ses symptômes apparaissent principalement dans durée. Ils peuvent mettre jusqu’à 40 ans avant de se manifester. Le plus connu est sans doute l’ulcère d’estomac. Longtemps, pour les médecins il était lié au stress, c’est en fait cette bactérie qui en est la cause. Dans 90% des cas, cela n’ira pas plus loin. Pour les autres les situation est différente.

 Dans 10% des cas cette infection évolue vers l’ulcère gastro-duodénal, dans 1% des cas vers le cancer gastrique et dans quelques cas plus rares vers les lymphomes gastriques du MALT.  On observe en France plus de 5000 cas de cancer gastrique par an, dont au moins 60% sont attribuables aux conséquences de l’infection.

La bonne nouvelle, c’est que pris à temps, le traitement est relativement facile. Il suffit simplement de prendre des antibiotiques pendant 10 à 14 jours. Avant cela, il vous faudra toutefois passer par une endoscopie afin que le traitement antibiotique soit le plus adapté possible.

Publié le vendredi 26 janvier 2018 à 16:17, modifications vendredi 26 janvier 2018 à 15:00

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