Santé

Grippe aviaire : De nouveaux cas très virulents suscitent l’inquiétude

Une souche hautement pathogène de la grippe aviaire a été identifiée dans 8 pays d’Europe. En France, le ministère de l’Agriculture a renforcé les règles de sécurité, notamment chez les producteurs de foie gras et de volaille.

A quelques semaines des fêtes de fin d’année, la saison migratoire s’achève sur une menace de grande ampleur. En effet, le ministère de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt a annoncé dans un communiqué relayé sur son site internet jeudi 10 novembre :

Des cas d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 ont été détectés chez des oiseaux sauvages en Hongrie, en Pologne, en Allemagne, en Croatie, aux Pays-Bas, au Danemark et également autour du lac de Constance, à la frontière entre la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche.

Il a précisé que cet épisode n’avait aucun lien avec l’épizootie qui avait touchée le Sud-Ouest au début de l’année. Les professionnels français du foie gras avaient subi fin 2015 et début 2016 une importante crise sanitaire avec la réapparition pour la première fois depuis 2007 de cette influenza aviaire. Cela les avait contraints à abattre des élevages entiers et à éradiquer tous les canards du Sud-Ouest pendant cinq semaines.

Afin d’éviter toute récidive, le ministère a élevé le niveau de risque à modéré.

En effet, si le risque de transmission à l’homme est jugé très faible, la souche repérée en Europe est hautement pathogène chez l’oiseau. De plus, le virus se propage très rapidement en Europe : en quelques mois, il s’est diffusé de la Croatie aux Pays-Bas, notamment en raison de la saison migratoire, démarrée mi-septembre.

Dans ces conditions, le ministère de Stéphane Le Foll a indiqué que les règles de biosécurité allaient être renforcées en France.

Les éleveurs de volaille sont donc invités à protéger leurs basses-cours et à être attentifs aux éventuels signes cliniques de la maladie. Un filet de protection ou un confinement vont être désormais exigés, afin d’éviter les contacts avec les oiseaux sauvages.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a par ailleurs été saisie «afin d’évaluer quelles sont les zones du territoire national les plus exposées».

Le ministère de l’Agriculture a d’ores et déjà déterminé certaines régions particulièrement à risque : le Haut-de-France, le Grand-Est, la Bourgogne-Franche-Comté et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Ainsi, dans ces régions, les rassemblements ou les lâchers d’oiseaux pourront être interdits si l’Anses le confirme.

Dans le même temps, il a déclenché, avec l’appui de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), un plan de surveillance actif et renforcé de la faune sauvage sur l’ensemble du territoire français. Cette surveillance devrait permettre de pouvoir réagir le plus rapidement possible pour éradiquer tout nouveau foyer et éviter ainsi au maximum le risque de nouvelles contaminations.

Enfin, le ministère de l’Agriculture a rappelé que la vigilance de chacun est nécessaire pour le signalement de toute mortalité d’oiseaux sauvages.

Publié le vendredi 11 novembre 2016 à 17:36, modifications vendredi 11 novembre 2016 à 15:28

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