Santé

Le gène DBR1 : La maladie génétique qui rend la grippe ou l’herpès mortels

Le gène, appelé DBR1, perturbe la défense immunitaire contre certains virus, comme la grippe ou bien encore l’herpès.

Une équipe de chercheurs de l’Institut Imagine de Paris et du Rockefeller Institute de New York ont alerté jeudi 22 mars sur les mutations d’un gène humain, le DBR1, susceptibles d’aggraver une grippe ou une gastro à priori bénigne, en infection mortelle.

De graves complications

Ainsi, les chercheurs ont annoncé avoir découvert en quoi les mutations de ce gène peuvent faire dégénérer un simple virus en une infection potentiellement mortelle. Soit une encéphalite.

C’est donc une nouvelle maladie génétique de l’immunité qui a été identifiée.

A expliqué dans un communiqué l’institut de recherche génétique parisien Imagine.

Celle-ci se traduit par une vulnérabilité extrême à des infections virales habituellement sans gravité. Avec une atteinte précisément localisée au niveau du tronc cérébral.

Le gène en cause, appelé DBR1, nous rend inégaux face à des virus communs dans notre environnement, tels que la grippe, le norovirus (à l’origine de gastro-entérites) ou le HSV1 (herpès de type 1). En effet, les chercheurs de l’Institut Imagine et du Rockefeller Institute de New York ont démontré que chez de rares enfants, une série de mutations de ce gène perturbe la défense contre ces virus. Dans le détail, chez la grande majorité des enfants, les défenses immunitaires rendent ces maladies bénignes. Or, pour d’autres organismes, les virus vont entraîner une complication très grave. Il s’agit d’une encéphalite virale sévère. Cela se traduit par une infection du tronc cérébral qui est le « siège de plusieurs fonctions vitales ».

Une grande avancée

Il s’agit d’une découverte de taille puisqu’elle va trouver rapidement des applications dans la médecine.

Cette avancée permettra d’améliorer le diagnostic, le conseil génétique aux familles et la prise en charge de patients présentant des signes d’une telle infection.

S’est réjouit l’Institut Imagine.

Enfin, pour la principale auteure de l’article, Shen-Ying Zhang, qui décrit cette découverte dans la revue Cell, il faut aller plus loin. En effet, l’objectif à présent est de « créer et étudier des modèles reproduisant la maladie ». Les médecins pourront ainsi mieux la prévenir et la soigner.

Publié le vendredi 23 mars 2018 à 13:47, modifications vendredi 23 mars 2018 à 11:31

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !

En direct