Santé

Gare aux peines de cœur ! Elles entraîneraient de réels troubles cardiaques sur le long terme

Les chagrins d’amour pourraient avoir des effets néfastes durables sur notre cœur selon une récente étude.

Les troubles cardio-vasculaires engendrés par les peines de cœur seraient réels et dureraient dans le temps d’après une récente étude. Si la pathologie cardiaque appelée cardiomyopathie du stress, ou encore « Tako-tsubo » (syndrome du cœur brisé, terme employé par les Japonais qui l’ont découvert dans les années 70) est déjà connue, une étude menée par des chercheurs de l’université d’Aberdeen (Royaume-Uni) prouve que le temps ne permet pas de réduire ses dommages sur la santé. Le syndrome du cœur brisé est retrouvé, comme son nom l’indique, chez certains patients ayant connu des peines de cœur.

La cardiomyopathie de stress ressemble à une crise cardiaque : douleur dans la poitrine et le bras gauche, la mâchoire ou le haut du dos, trouble de la respiration, apparition soudaine de nausées, de vertiges ou de sueurs froides. Il ressemble même à une crise cardiaque. Mais aucune des artères coronaires n’est bloquée, la caractéristique principale d’un infarctus.

explique le Docteur Dana Dawson, l’une des auteures de l’étude.

La maladie provoque une contraction anormale du muscle cardiaque et une modification de la forme du ventricule gauche. Le sang circule donc plus difficilement dans le corps.

« Des effets délétères persistants sur le cœur »

Or, la dernière étude publiée en juin dernier dans le Journal of the American Society of Echocardiography démontre que la maladie ne se soigne pas forcément d’elle-même avec le temps.

Nous pensions jusqu’à présent que les personnes victimes du syndrome du cœur brisé récupéraient complètement, sans intervention médicale. Nous avons montré que cette maladie avait en réalité des effets délétères persistants sur le cœur de ces patients.

A précisé Dana Dawson.

Des patients « en souffrance » qui doivent bénéficier d’un traitement de fond

Pendant quatre mois, les scientifiques se sont penchés sur 52 patients souffrant du syndrome du cœur brisé précise BFM TV. Des symptômes visibles sont apparus chez les sujets comme des cicatrices sur le muscle cardiaque ou encore une réduction de son élasticité.

Il n’existe pas de traitement à long terme pour les patients en souffrance parce qu’on pensait, par erreur, qu’ils s’en remettraient complètement. Cette nouvelle étude […] suggère que nous devrions les traiter comme des patients menacés d’insuffisance cardiaque.

a expliqué ce 12 novembre le cardiologue Jeremy Pearson, dans un article publié sur le site de la British Heart Foundation.

Les personnes atteintes de cette maladie devraient donc être médicalement traitées, car le temps n’a visiblement aucun effet bénéfique sur leur santé.

Publié le mercredi 15 novembre 2017 à 13:51, modifications mercredi 15 novembre 2017 à 12:54

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