Santé

Les fontaines à sodas en libre service interdites en France

Lutter contre l’obésité et le diabète

L’Assemblée nationale a décidé d’interdire les fontaines à sodas en libre service. Une mesure prise pour limiter les risques d’obésité, de surpoids et de diabète.

Ce jeudi 26 janvier, un arrêté a été publié dans le Journal officiel. En effet, dans la nuit de mercredi à jeudi, les députés français ont mis un terme à la mise à disposition en libre service, payant ou non, de fontaines à sodas.

C’est un amendement au projet de loi de modernisation du système de santé, avait été déposé par le groupe UDI à l’Assemblée nationale.

Dans le texte déposé, les auteurs avaient souligné que les boissons visées n’apportent que des calories dites vides, c’est-à-dire ne contribuant à aucun apport en vitamines ou minéraux d’intérêt physiologique.

En revanche, elle crée une appétence pour la saveur sucrée. La surconsommation augmente le risque d’obésité et de pathologies liées. Telles que le diabète de type 2, divers cancers, maladies cardio-vasculaires, pathologies articulaires…

En clair, cette mesure vise les fontaines à sodas que l’on pouvait trouver dans certains restaurants scolaires ou fast-food. Ces derniers proposaient leurs boissons gratuitement ou pour un prix forfaitaire.

Cette interdiction entrera en vigueur dès vendredi 27 janvier, au lendemain de la publication de l’arrêté.

Selon RTL le texte précise :

Les boissons gazeuses et non-gazeuses aromatisées, des concentrés comme les sirops de fruits. Les boissons à base d’eau, de lait, de céréales, de légumes ou de fruits y compris les boissons pour sportifs ou les boissons énergisantes. Les nectars de fruits, les nectars de légumes et produits similaires. Dès lors que ces boissons contiennent des sucres ajoutés ou des édulcorants de synthèse.

Lutter contre l’obésité chez les jeunes

Si la France a adopté depuis 2012 une taxe sur les boissons sucrées, elle veut aller plus loin dans ses missions de santé publique.

Ainsi, cet arrêté se conforme aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). De plus, il s’inscrit dans la lignée de la loi santé de janvier 2016. Celle-ci vise à limiter les risques d’obésité, de surpoids et de diabète, notamment chez les jeunes.

Favorable à cet amendement, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait observé que

Cette pratique, qui était habituelle dans d’autres pays, se répand dans notre pays. Elle peut être attractive pour des jeunes. Ils se voient proposer à volonté des boissons comportant soit du sucre en quantité excessive soit des édulcorants.

Par conséquent, les lieux visés par cette interdiction incluent tous les établissements ouverts aux publics, y compris la restauration collective et sociale, l’hôtellerie et les clubs de vacances. Bref, tous les lieux, dès qu’ils sont « destinés à l’accueil, à la formation et l’hébergement des mineurs ».

Le Programme national nutrition-santé a fixé comme objectif de réduire de 25% au moins la proportion d’enfants consommant plus d’un demi-verre de boissons sucrées par jour.

Ce programme promeut notamment le repère de consommation « eau à volonté, l’eau est la seule boisson indispensable », déjà visible dans tous les établissements scolaires.

Publié le vendredi 27 janvier 2017 à 13:08, modifications vendredi 27 janvier 2017 à 12:29

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