Santé

Faut-il interdire les téléphones portables aux enfants de moins de 12 ans ?

Face aux risques des ondes, deux ONG ont écrit à la ministre la Santé Agnès Buzyn, lui demandant d’interdire la commercialisation des smartphones qui visent spécifiquement les très jeunes.

C’est la réponse du berger à la bergère. Alors que les entreprises ont lancé des smartphones pensés spécifiquement pour les moins de 12 ans, les ONG montent au créneau. “Agir pour l’environnement” et “Priartém” demande une réaction de la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Deux portables sont spécifiquement visés

La dangerosité des ondes électromagnétiques fait souvent débat. De quoi pousser des industriels à se lancer sur le marché. Qu’il s’agisse des caleçons pour protéger les parties intimes ou des smartphones pensés pour les enfants, tout y est. Mais, ces derniers ne seraient en fait pas inoffensifs du tout. C’est en tout cas ce qu’expliquent les ONG “Agir pour l’environnement” “Priartem” dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

“Nous vous demandons d’intervenir par arrêté, de toute urgence, pour interdire la commercialisation de ces objets et de tous les autres objets qui visent spécifiquement les très jeunes enfants

Deux modèles seraient particulièrement visés. Le premier est le “Kidicom Max” de Vtech. Selon les ONG, le fait qu’il soit dépendant du Wi-Fi pour fonctionner, limite grandement la protection des enfants. Le second est le “RX-901” de Simvalley, un smartphone destiné aux urgences pour les enfants et les personnes vulnérables.

Sensibiliser la population

Bien sûr, on parle surtout des ondes. Plusieurs risques ont été identifiés dès 2016 dans un rapport de l’Agence sanitaire Anses. Parmi ceux-ci, on trouvait notamment des effets sur les fonctions cognitives des enfants. Au choix, la mémoire, l’attention ou la coordination pouvaient être impactées par l’effet des ondes.

Pour autant, il ne s’agit pas en fait du seul problème comme le soulignent les ONG qui parlent du risque d’addiction aux écrans. Stéphen Kerckhove, d’Agir pour l’environnement n’hésite ainsi pas à parler d’“une cécité ou indifférence des pouvoirs publics. L’Ifop a ainsi réalisé un sondage pour les deux ONG. Le résultat là sans appel. 43% des 18-24 ans sont complètement incapables de passer 24h sans utiliser leurs smartphones.

Du côté de Priartem, on espère réussir à donner naissance à une grande campagne de sensibilisation. Convaincre la ministre de la mettre en oeuvre serait le principal objectif de cette lettre ouverte. Ils souhaitent ainsi pouvoir  “lancer des grandes campagnes de sensibilisation vis-à-vis des parents et des adolescents sur les risques liés aux portables”. Reste à savoir désormais quelle sera la réponse apportée par la ministre.

Publié le jeudi 8 février 2018 à 11:42, modifications jeudi 8 février 2018 à 17:17

Vous aimerez aussi

-->

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !