Santé

ElectroHypersensibilité : L’Anses estime que la souffrance aux ondes doit être prise en charge

L’Anses recommande de prendre en charge les symptômes décrits par les patients qui souffrent d’électrohypersensibilité.

L’électroHypersensibilité fait actuellement débat. D’un côté il y a une communauté médicale sceptique face à une pathologie qui ne se définit que par l’autodéclaration des personnes qui en souffrent. De l’autre côté, il y a des patients qui mettent en avant des symptômes insupportables. Bien que l’Anses n’admet pas qu’il existe un lien entre les ondes électromagnétiques et l’électroHypersensibilité, la Haute autorité de santé recommande de prendre en charge les symptômes décrits par les patients.

L’Anses répertorie des dizaines de symptômes

Ainsi, dans un rapport de l’agence sanitaire Anses publié ce mardi 27 mars a estimé :

Les électrosensibles souffrent et doivent être pris en charge. Même s’il n’existe pas aujourd’hui de preuve de lien entre ce syndrome controversé et l’exposition aux ondes électromagnétiques.

Maux de tête, troubles du sommeil, nausées, irritabilité, fourmillements dans les doigts ou encore problèmes cutanés… Autant de symptômes plus ou moins courants, que les électrosensibles attribuent à leur exposition aux radiofréquences des téléphones portables, antennes relais et autre wifi. Tous ont été répertoriés par l’Anses. Pourtant, les personnes dîtes électrosensibles ne sont pas toutes sensibles de la même façon. En effet, les symptômes et leur intensité varient d’une personne à l’autre.

Il n’existe pas de critères de diagnostic de l’EHS validées à ce jour.

A noté l’Anses dans cet avis. L’autorité sanitaire a toutefois ajouté que «  les plaintes, douleurs, souffrance, formulées par les personnes se déclarant EHS correspondent à une réalité vécue ».

C’est une avancée

C’est une avancée. On ne parle plus d’un effet nocebo exclusif.

S’est réjoui le président de l’association Robin des Toits, Pierre-Marie Theveniaud, avant d’avoir pris connaissance de l’intégralité du rapport. L’effet nocébo est l’alter-égo néfaste de l’effet placébo. Il est de nature psychologique. L’effet nocébo est donc le fruit de la conviction la suggestion ou la crainte que l’exposition à un médicament ou à des facteurs environnementaux est nuisible. Or, l’Anses estime que cet effet « joue certainement un rôle non négligeable dans la persistance de l’EHS. Sans exclure « une affection organique non identifiée ».

Ce n’est pas la première fois que l’Anses se penche sur les effets des radiofréquences. En effet, en 2016, elle avait estimé que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés pouvaient avoir des effets sur les fonctions cognitives des enfants.

Publié le mardi 27 mars 2018 à 12:00, modifications mardi 27 mars 2018 à 10:50

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