Santé

Après du fipronil, de l’amitraze dans les œufs contaminés ?

Un autre insecticide interdit aurait été utilisé dans des élevages de volailles en France. Le gouvernement a demandé à l’Anses d’évaluer le risque sanitaire éventuel. 

Le ministère de l’Agriculture a indiqué vendredi 25 août que certains élevages français de poules pondeuses avaient utilisé de l’amitraze.

Quelques élevages français de poules pondeuses ont utilisé cet insecticide en dehors des modes d’utilisation autorisés.

Le gouvernement a donc demandé à l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) d’évaluer le risque sanitaire éventuel que présenterait la présence de tels résidus dans les œufs.

Des contrôles sont réalisés pour y déceler d’éventuelles traces de ce produit interdit dans les élevages de volailles.

Qu’est-ce que l’amitraze ?

L’amitraze est une substance de synthèse à activité acaricide et insecticide de la famille des amidines.

A expliqué l’Anses.

En clair, il s’agit d’un produit phytosanitaire, utilisé pour lutter contre les parasites.

Les apiculteurs, par exemple, l’utilisent dans les ruches, sous forme de lanières glissées au milieu des alvéoles pendant plusieurs semaines.

Cependant, le produit interdit en Europe depuis 2009 lorsqu’il est utilisé comme insecticide mais autorisé comme médicament vétérinaire pour les ruminants et les porcs.

Dans l’affaire des œufs contaminés, il aurait été utilisé comme désinfectant pour éliminer la présence de poux lorsque les bâtiments d’élevage étaient vides.

C’est le gouvernement néerlandais qui a révélé mercredi 23 août qu’un deuxième insecticide « modérément toxique » avait été utilisé par Chickfriend, le prestataire de services incriminé dans l’affaire du fipronil.

Cependant, le ministère français a affirmé dans la foulée ne pas avoir été alerté par la Commission de Bruxelles sur la possible présence de l’amitraze dans les ovoproduits venant des Pays-Bas et de Belgique.

En effet, les traces de ce nouvel insecticide ont donc été découvertes lors des contrôles poussés réalisés dans le sillage du fipronil. 

Certaines de ces pratiques font actuellement l’objet d’investigations complémentaires. En particulier l’usage de produits à base d’amitraze, constaté dans quelques élevages.

A commenté le ministère de l’Agriculture.

Les contrôles se poursuivent

Par ailleurs, à ce jour,

Plus de 520 autocontrôles ont été effectués par les entreprises françaises. Essentiellement par la quinzaine d’entre elles les plus concernées par le risque de contamination par du fipronil.

A détaillé le ministère, qui a rappelé que « 34 autocontrôles se sont révélés positifs, entraînant le retrait de la vente des denrées contaminées ».

En outre, il a indiqué que

Les contrôles officiels se poursuivent dans les centres de conditionnement. Les établissements de transformation. Et chez les grossistes français identifiés comme destinataires d’œufs ou d’ovoproduits contaminés en provenance de Belgique et des Pays-Bas.

Ainsi, les autorités prévoient pas moins de 750 prélèvements d’œufs ou d’ovoproduits dans les prochaines semaines.

Ils seront effectués dans des points de vente avec des surveillances aléatoires. Mais également dans les entreprises ayant reçu des produits suspects. Au niveau européen, la Commission a convoqué à Bruxelles un comité d’experts pour le 30 août.

Publié le samedi 26 août 2017 à 11:42, modifications samedi 26 août 2017 à 11:42

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