Santé

Médicaments sans ordonnance : Les prix en hausse de 4,3% sur un an

Après avoir étudié les prix de médicaments sans ordonnance dans 40 magasins et 43 sites Internet, l’Observatoire Familles rurales a constaté une augmentation de 4,3% sur un an.

+ 4,3% ! C’est l’augmentation moyenne des prix des médicaments sans ordonnance vendus en 2017, selon une étude de l’Observatoire des prix de l’association Familles rurales relayée ce mardi 12 décembre par Le Parisien. Or, il s’agit d’une envolée supérieure à l’inflation (1,1%). En outre, elle intervient après une période de hausse quasi-continue entre 2010 et 2016 (+2,86% sur l’ensemble de la période), avec des prix parfois trois fois plus chers selon les endroits pour un même médicament.

Les prix du simple au triple

Depuis 2010, l’Observatoire des prix de l’association Familles rurales scrute l’évolution tarifaire d’une quinzaine de produits, parmi les plus consommés.

Un produit d’usage fréquent tel que l’Activir, utilisé contre l’herpès, a vu son prix moyen baisser de 7,1 % en 2016 puis s’envoler de 9,8 % cette année. Le Dacryum, solution de lavage oculaire, coûte 9,6 % de plus que l’an dernier. Dans certains endroits, il se trouve à 1,95 euro la boîte et dans d’autres à… 8,50 euros. Soit 3,4 fois plus cher.

A détaillé l’étude.

A l’inverse, sur les produits examinés par Familles rurales, seuls deux sont en baisse. L’Imodium (-2,20 %) et le Strepsil (-1 %) ».

Par ailleurs, l’étude révèle que les variations de prix sont plus importantes « dans les officines ». A titre d’exemple, la boîte de Nicopass, pour arrêter de fumer, peut y être facturée 13,90 euros comme 34,10 euros. Ou encore, l’anti-maux d’estomac Maalox oscille entre 2,75 euros et 9,10 euros.

A noter également que les produits comparés sont en moyenne moins chers sur les sites de pharmacies en ligne. Toutefois, les frais de port peuvent être conséquents. L’Observatoire les estime à « 5,92 euros en moyenne par commande ». Rendant l’achat en ligne « moins intéressant ». Néanmoins, Internet peut toutefois s’avérer moins coûteux si la commande dépasse les 60 euros.

Enfin, attention également aux grandes et moyennes surfaces. En effet, l’association explique que certains des médicaments proposés sont moins chers en pharmacie.

Comparer les prix

Pourtant, l’association préconise chaque année au ministère de la Santé une meilleure transparence des prix. En vain !

Dans ces conditions, difficile pour les consommateurs de ne pas se laisser piéger par les différences de prix. Ainsi, le consommateur n’a d’autres choix que de comparer les prix, lorsqu’il peut le faire. L’association conseille donc de faire jouer la concurrence des pharmacies, entre petites et grandes structures et de ne pas avoir peur de demander les prix aux pharmaciens. En effet, la disposition des médicaments et l’absence d’indication des prix sont dénoncées pas l’Observatoire :

75% des boîtes en accès libre sont dépourvues d’étiquette prix.

Rapporte l’association.

Publié le mercredi 13 décembre 2017 à 11:13, modifications mercredi 13 décembre 2017 à 10:29

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