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Salah Abdeslam dit « avoir volontairement refusé de se faire sauter »

Au parloir de la prison dans laquelle il est détenu, Salah Abdeslam s’est entretenu avec son frère et s’est confié sur les attentats parisiens du 13 novembre et son évasion. Son frère, Mohamed, raconte en substance leur échange.

Dans un premier temps, Salah Abdeslam avait annoncé vouloir refuser son extradition vers la France pour y être jugé pour la série de fusillades et d’attaques suicides meurtrières perpétrées dans la soirée du 13 novembre 2015 à Saint Denis et Paris, faisant 130 morts et plus de 350 blessés.

Revirement de situation, il a annoncé jeudi 31 mars qu’il acceptait de quitter la Belgique pour être extradé vers la France. La justice belge ayant donné son accord, sa remise aux autorités françaises devrait intervenir sous un délai de 10 jours.

Sauf circonstance exceptionnelle, il sera transféré en France dans un délai de dix jours

A assuré le Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas.

Une fois sur le sol français, le dixième homme et seul survivant des commandos jihadistes, sera présenté devant les juges antiterroriste pour une mise en examen.

Pour l’heure, toujours incarcéré à la prison de Bruges en Belgique, Salah Abdeslam a reçu la visite de son frère Mohamed le vendredi 1er avril. Ce dernier a rapporté aux médias la ligne de défense que compte adopter son jeune frère.

Je me suis fait entraîner dans le truc. Je n’étais pas au courant, jusqu’à la dernière minute, c’était top-secret. Il n’y a personne qui pouvait savoir.

A-t-il expliqué à son frère.

C’est une fois arrivés à Paris que tous les terroristes ont été informés, un à un, de leur mission macabre. Il y aurait pu avoir plus de victimes, mais je n’ai pas été au bout de ma mission.

A-t-il décrit à Mohamed Abdeslam.

La conversation entre les deux frères se serait ensuite orientée sur leur frère Brahim, le jihadiste mort en actionnant sa ceinture d’explosifs au Comptoir Voltaire :

C’est lui qui menait la danse. Quand je devais faire quelque chose, moi je le faisais.

Alors qu’il était en fuite, Salah Abdeslam a entendu l’appel de son frère à se rendre :

Je ne pouvais pas, j’étais cloîtré, comme si j’étais en prison. Sur le moment même, je n’ai pas osé me rendre. Le destin a voulu qu’ils m’arrêtent.

Plaide-t-il.

J’ai un sentiment de soulagement après avoir été arrêté. Mais maintenant, je sais que la France recherche une tête pour faire payer tout ça. Ils recherchent une tête à mettre sur un pic, et c’est la mienne.

Publié le dimanche 3 avril 2016 à 15:17, modifications dimanche 3 avril 2016 à 14:53

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