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Retenu dans une prison du Yémen, le navigateur français, Alain Goma, a été libéré

Détenu depuis juin par des rebelles au Yémen, le navigateur français Alain Goma a été libéré, a annoncé l’Élysée.

Le navigateur français Alain Goma, retenu depuis juin par les rebelles houthis, a été libéré mardi 16 octobre, a annoncé le Palais de l’Élysée. Emmanuel Macron a félicité dans un communiqué « tous ceux qui ont contribué à cet heureux dénouement ». En particulier les autorités d’Oman pour « leur engagement décisif », et celles d’Arabie saoudite.

Arrêté lors d’une escale

Ainsi, le navigateur Alain Goma, un ancien agent commercial originaire de Béziers, avait rejoint le port Hodeïda à bord de son voilier Jehol 2. Après une traversée du Canal de Suez, il devait rejoindre Djibouti avant de poursuivre vers l’Inde. Pour ce faire, il souhaitait se réapprovisionner, notamment en eau. Or, ce port dans l’ouest du Yémen était alors la cible d’une offensive militaire. Depuis lors, il était détenu par les rebelles, soutenus par l’Iran. Forces armées qui contrôlaient, en outre, Hodeïda ainsi que la capitale Sanaa.

Détenu dans une prison de la capitale, Alain Goma avait pu joindre deux fois sa famille par téléphone, le 8 août et le 4 septembre. Par ailleurs, il avait reçu en juillet la visite de l’ambassadeur de France.

Il semble aller bien

Ainsi, ce mardi 16 octobre, Alain Goma a rejoint par avion le sultanat d’Oman, pays voisin du Yémen. Il devait passer la nuit à la résidence de l’ambassade de France. Avant de s’envoler ce mercredi pour Paris. Sa famille a indiqué avoir été informée par le ministère des Affaires étrangères quelques minutes avant l’annonce de l’Élysée.

Le conflit au Yémen oppose depuis mars 2015 les forces pro-gouvernementales aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran. Les rebelles ont pris le pouvoir à Sanaa en janvier 2015. Suivie de la fuite du président Abd Rabbo Mansour Hadi de la capitale. Jusqu’à ce que le 13 juin, les forces pro-gouvernementales, appuyées par une coalition arabe emmenée par l’Arabie saoudite ont lancé l’assaut contre la ville portuaire de 600.000 habitants.

Néanmoins, le conflit a fait près de 10.000 morts. De plus, le Yémen est le théâtre de la « pire crise humanitaire au monde » et 8,4 des 30 millions d’habitants sont directement menacés par la famine, d’après l’ONU. Par ailleurs, depuis fin avril, plus de 2000 personnes sont décédées du choléra dans la plus grande épidémie jamais enregistrée. En effet, près d’un million de cas suspecté depuis mars 2017, selon la Croix-Rouge. Des cas mortels de diphtérie ont également été signalés. Et ce en raison de la faible couverture par vaccination des enfants de moins de cinq ans. Enfin, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) indique que deux millions et demi d’habitants sont privés d’accès à l’eau potable. Selon l’ONG Acted, 21 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire. Près de dix millions nécessitent une aide d’urgence, dont de nombreux enfants.

Publié le mercredi 17 octobre 2018 à 10:32, modifications mercredi 17 octobre 2018 à 8:39

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