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Référendum en Nouvelle-Calédonie : On connaît la question qui sera posée le 4 novembre

Après plusieurs heures de négociations, la formulation de la question posée lors du référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie a été finalement approuvée par tous.

Au petit matin ce mercredi 28 mars les élus de Nouvelle-Calédonie en présence d’Edouard Philippe se sont accordés sur l’intitulé exact de la question qui sera posée aux votants le 4 novembre prochain. Ensemble, les différents partenaires ont planché sur le point essentiel du référendum quant à la pleine souveraineté du territoire français dans le Pacifique Sud.

Une formulation proposée par Edouard Philippe

Ainsi, Edouard Philippe a annoncé l’énoncé de la phrase dans une déclaration nocturne à la presse ce mercredi matin vers 1h30 :

Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?

Elle sera accompagnée d’un bulletin « oui » et un bulletin « non ».

Par ailleurs, le Premier ministre a indiqué avoir « proposé » ce choix au terme de discussions « directes » et « franches ». Finalement, le texte a été adopté au terme de plus quinze heures de réunion du 17ème comité des signataires de l’accord de Nouméa. Dont une phase finale de plus de sept heures à Matignon.

Cette question va à présent être soumise au Conseil d’État en vue de l’examen du décret qui convoquera les électeurs. En outre Edouard Philippe a estimé qu’elle avait « un sens politique profond ». En effet, le chef du gouvernement a jugé qu’elle permettait à « chacune des forces politiques de se positionner clairement ». Ainsi, en choisissant les deux termes de « pleine souveraineté » et « d’indépendance », le locataire de Matignon a cherché à concilier les positions de tous bords.

Pour mémoire, les indépendantistes du FLNKS (le Front de libération nationale kanak et socialiste) souhaitaient que la question fasse référence à la « pleine souveraineté », mais pas à l’indépendance. Toutefois, une partie de la droite loyaliste souhaitait que les choix soient posés entre « indépendance » et « maintien dans la France ».

Les membres du comité des signataires considèrent que cette formulation, qui est un compromis, est conforme aux principes de clarté. De loyauté et de sincérité.

Est-il écrit dans le relevé des conclusions du comité des signataires de l’accord de Nouméa. Ceux-ci se réunissait pour la 17ème fois depuis la négociation de cet accord de décolonisation en 1998. Ce compromis est une bonne nouvelle pour le gouvernement et la Nouvelle-Calédonie. En effet, des tensions politiciennes étaient remontées d’un cran ces dernières semaines.

Publié le mercredi 28 mars 2018 à 12:55, modifications mercredi 28 mars 2018 à 13:02

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