Politique

Tafta : Manuel Valls ne veut plus du traité transatlantique

Le Premier Ministre a déclaré que l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis « n’allait pas dans le bon sens ».

Manuel Valls dit non au Tafta !

Depuis juillet 2013, l’Union européenne et les Etats-Unis réfléchissent à un partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, plus connu sous le nom de traité de libre-échange transatlantique (Tafta : Trans-Atlantic free trade agreement ). L’accord qu’ils négocient permettrait la création d’un grand marché transatlantique. Si le projet voit le jour, il instituerait une zone de libre-échange qui couvrirait 45,5% du PIB mondial, soit la plus importante de l’Histoire mondiale.

tafta pays

D’un côté, les partisans de ce traité affirment que cela conduirait à une croissance économique pour les deux blocs.

De l’autre côté, les opposants soutiennent que le Tafta donnera davantage de pouvoir et de monopole aux entreprises face aux États et qu’il viendra compliquer la régulation des marchés, déjà alambiquée actuellement. En plus d’être vilipendé pour son manque de transparence, il est très largement critiqué pour l’impact qu’il pourrait avoir sur l’agriculture et l’environnement.

Ainsi, Manuel Valls a déclaré ce dimanche 26 juin, lors d’un banquet républicain avec des militants socialiste, à Belleville-sur-Mer (en Seine-Maritime) :

Il ne peut pas y avoir d’accord de traité transatlantique. Dorénavant, aucun accord de libre-échange ne doit être conclu s’il ne respecte pas les intérêts de l’Union. L’Europe doit être ferme. La France y veillera.

Le Premier Ministre a ajouté :

Cet accord sur le Tafta imposerait une vision qui ferait le lit non seulement des populismes, mais tout simplement une vision qui serait mauvaise pour notre économie.

Il a dénoncé entre outre la suppression des quotas laitiers.

Avant lui, François Hollande avait fait part en mai de son opposition à ce traité :

A ce stade des négociations, la France dit non au traité de libre-échange atlantique. Nous ne sommes pas pour le libre-échange sans règle. Jamais nous n’accepterons la mise en cause des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture, pour la réciprocité pour l’accès aux marchés publics. Nous avons posé des principes dans le cadre des négociations commerciales internationales. Je pense aux normes sanitaires, alimentaires, sociales, culturelles, environnementales.

De nouvelles négociations se tiendront à Bruxelles en juillet prochain.

Publié le lundi 27 juin 2016 à 13:15, modifications lundi 27 juin 2016 à 13:18

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