Politique

Sommet franco-britannique : Theresa May et Emmanuel Macron ont signé un nouveau traité sur l’immigration

A l’occasion du sommet franco-britannique, le président français Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May ont signé un nouveau traité sur le contrôle de l’immigration entre la France et le Royaume-Uni.

Emmanuel Macron s’est rendu ce jeudi 18 janvier en Grande-Bretagne, pour un sommet franco-britannique avec la première ministre britannique, Theresa May. La question de la crise migratoire a été l’un des points clé des discussions.

Pendant les travaux du Brexit, l’Entente cordiale franco-britannique continue.

Tel était le message que les deux dirigeants ont souhaité adresser à l’occasion de ce 35ème sommet franco-britannique à l’académie militaire royale de Sandhurst, au sud-ouest de Londres.

 

La crise migratoire au cœur des débats

Selon un communiqué publié à l’issue de la rencontre du président français avec la Première ministre britannique, le traité prévoit notamment une contribution complémentaire de Londres de 50 millions d’euros. Un budget alloué au contrôle de la frontière à Calais où arrivent de nombreux clandestins dans l’espoir de franchir la Manche.

Estimant que la situation n’était « pas satisfaisante à Calais », Emmanuel Macron a assuré que ce nouveau Traité de Sandhurst permettrait « d’améliorer la gestion technique, opérationnelle de cette frontière commune ».

Cela va nous permettre de changer en profondeur les choses, aussi pour mineurs vulnérables. D’avoir une approche plus humaine, plus efficace, et de préserver la qualité de notre frontière commune.

A-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse avec Theresa May.

Theresa May en situation défavorable

Or, contrairement à ses prédécesseurs, le chef de l’État doit en tout cas composer avec une conjoncture européenne exceptionnelle. En effet, l’avenir des relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne dépend de difficiles négociations avec Bruxelles. Au sujet de Calais, le Brexit pourrait avoir des conséquences sur la politique migratoire du Royaume-Uni, aux niveaux britanniques et européens.

Par ailleurs, Theresa May, qui a perdu sa majorité au Parlement de Westminster en juin 2017 et qui dirige un gouvernement divisé sur l’Europe, n’est pas perçue comme en situation de force. Ainsi, pour ce premier sommet bilatéral depuis le vote du Brexit, Londres a cherché à renforcer les liens avec Paris. Comme en témoignent les annonces faites par le gouvernement britannique.

Ce sommet montre qu’une relation solide entre nos deux pays, est dans l’intérêt du Royaume-Uni. De la France et de l’Europe.

A notamment insisté Theresa May, martelant :

Le Royaume-Uni se prépare à quitter l’UE, mais cela ne signifie pas qu’il quitte l’Europe.

Publié le vendredi 19 janvier 2018 à 8:46, modifications vendredi 19 janvier 2018 à 8:44

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