Politique

Sicile : les 450 migrants ont débarqué

L’Italie ne voulait pas accueillir ces migrants venus de Lybie. Il a fallu que cinq nations européennes acceptent de prendre en charge chacune 50 personnes pour que Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur, revienne sur sa décision.

Ces 450 migrants sont originaires de Zouara, ville portuaire de Lybie. C’est dans les eaux internationales, le vendredi 13 juillet, que l’on a vu, pour la première fois, leur bateau en bois en partance pour l’Italie.

450 migrants : le refus d’accueillir de l’Italie

Les 450 migrants se dirigeaient vers le sud de la Sicile. Mais repérés, ils furent repartis samedi dans la matinée au sein de deux navires militaires. Toutefois, Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien, ne voulait pas d’eux sur son territoire.

Il a par conséquent refusé de les laisser débarquer.  Le politicien d’extrême-droite (Ligue du Nord) exigeait ainsi qu’on les renvoie vers leur lieu de provenance, Malte ; ou mieux selon lui, vers la Lybie d’où ils étaient partis.

On a déjà donné, compris ?

Écrivait-il excédé sur Twitter.

L’intraitable ministre de l’Intérieur faisait ainsi allusion  aux 67 migrants arrivés ce même vendredi 13,  dans la ville de Trapani, toujours en Sicile. Naturellement opposé à leur débarquement du bateau Diocetti, Matteo Salvini n’avait vu son veto écarté que suite à l’intervention du Président de la République, Sergio Matarella.

Prise en charge partagée des 450 migrants

Cependant, cette fois, pas besoin du pouvoir discrétionnaire du Président. La prise en charge d’une partie des 450 migrants provient d’un effort coordonné des nations européennes. En effet, cinq pays de l’Union se sont engagés à recueillir chacun 50 migrants.

Ainsi, après la promesse de la France, de l’Espagne, du Portugal, de Malte et de l’Allemagne, une autorisation de débarquement de tous les migrants est arrivée tard dans la soirée. Ceux-ci sont désormais, depuis la nuit allant de dimanche à lundi, en attente à Pozzallo, une commune sicilienne de l’ancienne province de Raguse.

Jusque là, le gouvernement du Pays n’avait cesse de dénoncer le manque de solidarité entre européens sur la question migratoire. Le compromis trouvé la veille semble, sans surprise, ravir Mattéo Salvini.

C’est ça la solidarité et la responsabilité que nous avons toujours demandée à l’Europe et qui maintenant, après les résultats obtenus lors du dernier conseil européen, commence à devenir réalité.

a-t-il noté, dans des propos rapportés par RFI.

Poursuivons ce chemin, avec fermeté et dans le respect des droits de l’Homme.

Concluait le ministre de l’Intérieur italien, qui y voit un début d’entente allant dans le bon sens.

Publié le lundi 16 juillet 2018 à 16:22, modifications lundi 16 juillet 2018 à 15:54

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