Politique

Arles : Le retour estival de François Hollande

En Arles, François Hollande est revenu sur son bilan, tout en se gardant de commenter l’actualité politique.

Un rapide communiqué après le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Quelques tweets après l’attentat de Manchester, la mort de Simone Veil et celle de Max Gallo. Bref, François Hollande a respecté ses promesses de réserve et de retenue après son départ de l’Élysée, le 14 mai.

Or, ce vendredi 21 juillet, l’ancien chef de l’Etat a rompu son silence en prononçant un discours sur le thème de l’engagement, et en vantant au passage son bilan à la tête de l’Etat.

En effet, François Hollande est revenu à mots feutrés en Arles sur son bilan.

« La France s’engage »

Il s’exprimait devant environ 300 personnes dans le cadre du 6ème sommet des Napoléons, qui regroupent des acteurs de l’innovation et des industries de la communication.

A priori, pas de message politique puisque l’ancien président de la République devait évoquer les objectifs de sa fondation « la France s’engage ».

Celle-ci a été créée le 29 mars dernier. Elle s’inscrit dans le prolongement du label mis en place par l’exécutif pour récompenser les projets les plus innovants au service de la société.

Elle a déjà levé environ 20 millions d’euros de financements sur cinq ans, auprès de Total, BNP, Kering et Andros, selon son président par intérim Martin Hirsch.

Pourtant, à l’occasion de ce sommet, François Hollande a glissé à demi-mots :

dans certaines périodes l’impopularité est nécessairement au rendez-vous. Il faut espérer que l’histoire vous rende justice.

Et lorsqu’on l’a questionné sur sa frustration après avoir quitté l’Elysée, il a répondu dans un demi-sourire :

Moi je crois que pour tout président, même celui qui a fait quatorze ans de mandat, je suis sûr que quand il est parti il avait quand même de la frustration. L’idée que l’on aurait pu faire davantage, oui, l’idée que les résultats auraient pu apparaître plus tôt, sans doute. Finalement sur un septennat c’était possible.

Or, plus tôt dans la journée, François Hollande avait déjà loué son bilan face à la presse :

Le temps de la récolte arrive, on le voit bien. J’avais encore sous les yeux des statistiques sur les créations d’emplois au cours du premier semestre, je laisse une situation qui, je crois, peut être utile à mon successeur.

Aucun commentaire sur l’actualité.

Durant son intervention de près d’une heure, l’ex chef de l’Etat s’est gardé de tout commentaire direct sur l’actualité politique. Respectant sa promesse d’observer une certaine « réserve », au moins dans une « première période ».

Néanmoins, interrogé sur le rôle de la puissance publique, il a semblé se faire l’écho de certaines associations, qui critiquent le désengagement de l’Etat dans la gestion de l’accueil des réfugiés.

Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’il y a des réfugiés, et il y a toujours eu une implication des associations très forte dans la politique d’accompagnement des réfugiés. Le risque c’est que l’Etat se défausse, délègue sa responsabilité à des associations, alors même que ce serait sa compétence. Ça ce n’est pas acceptable”,

A-t-il tranché.

En coulisses, certains de ses proches révèlent que François Hollande s’intéresse de très près à la refondation du Parti socialiste.

Il souhaiterait notamment voir l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem devenir première secrétaire lors du congrès du parti prévu en 2018.

Publié le samedi 22 juillet 2017 à 10:54, modifications jeudi 27 juillet 2017 à 17:14

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