Politique

La République en Marche : Rayan Nezzar s’excuse et démissionne après ses tweets injurieux

Rayan Nezzar est au cœur d’une polémique pour d’anciens tweets injurieux envers des personnalités politiques.

Tout juste nommé porte-parole de La République en marche, Rayan Nezzar a été immédiatement plongé dans la tourmente après que des tweets d’injures qu’il avait publiés en 2013 ont été déterrés. Après des excuses, il a annoncé sa démission ce lundi 8 janvier, « pour préserver le mouvement et ses proches ».

Ces derniers jours, des tweets que j’ai publiés entre 2011 et 2013 lorsque j’étais étudiant à Sciences Po ont suscité une vive polémique, mais aussi des déceptions.

A-t-il écrit dans un communiqué, publié sur Twitter.

De nombreux messages d’injures

Pourtant, le jeune homme avait bien pris soin d’effacer quelque 6.700 tweets de son compte (sur plus de 50.000) quand il a été nommé porte-parole de la formation politique le 4 janvier.

Toutefois, le 5 janvier, au lendemain de sa nomination, le site BuzzFeed a déniché et révélé ces anciens tweets injurieux. Le site d’information a ainsi révélé que Rayan Nezzar n’était pas toujours des plus diplomate. N’hésitant pas à insulter copieusement des journalistes, dont une qu’il qualifie de « pouffiasse ». Caroline Fourest, elle, est une « épave ». Les personnalités politiques telles que Jean-François Copé, à qui il demande d’aller « niquer sa mère », suivi du hashtag « petite pute », n’y échappent pas non plus. Ainsi, Marine Le Pen est elle aussi insultée de « pute », Alain Juppé de « fiotte », et Manuel Valls a « zéro couille ». Bruno Le Maire, actuel ministre de l’Économie, est qualifié de « couille molle ».

 

 

Rapidement, plusieurs membres de la majorité ont volé au secours de Rayan Nezzar. D’un côté, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail a évoqué une erreur de jeunesse. En effet, dans un extrait du Grand Rendez-vous d’Europe 1, de CNews et des Échos, la ministre a estimé qu’il s’agissait de « discussions au bistrot, dans les universités ou dans les manif ».

Des excuses puis une démission

Rayan Nezzar s’était excusé une première fois le vendredi 5 janvier, invoquant des « propos irréfléchis tenus lorsque il était étudiant ».

Toutefois, la controverse a perduré tout le week-end. En outre, elle a été relancée ce lundi 8 janvier par la divulgation de propos tenus en privé par Christophe Castaner. En effet, le délégué général du parti a loué le « parcours génial » de Rayan Nezzar. Il a notamment regretté que son « langage de jeune de Montreuil » le rattrape. Le nouveau porte-parole étant en effet originaire de cette ville de la banlieue parisienne.

Finalement, Rayan Nezzar a cédé à la pression. Il a réitéré ses « excuses les plus sincères » envers « toutes les femmes et les hommes qui ont été blessés ou choqués par ces propos ». L’éphémère porte-parole a exprimé ses regrets de ne pas avoir pu montrer « l’homme qu’il était devenu par son parcours », par « ses valeurs et par ses engagements politiques, associatifs et sociaux ».

Ainsi, il a déclaré avoir indiqué à Christophe Castaner sa décision afin de « préserver le mouvement » mais aussi ses proches.

Christophe Castaner a réagi à cette démission sur Twitter :

L’identité de son remplaçant au poste de porte-parole n’a pas encore été dévoilée.

Publié le mardi 9 janvier 2018 à 12:14, modifications mardi 9 janvier 2018 à 12:14

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