Politique

La réponse cinglante de Marlène Schiappa à Catherine Millet qui a “de la compassion pour les frotteurs” du métro

Expliquant avoir de la compassion pour les frotteurs du métro, l’écrivain Catherine Millet s’est attirée les foudres de Marlène Schiappa, secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

Ce jeudi 11 janvier, Catherine Millet était invitée sur le plateau de Quotidien, sur TMC. L’écrivaine était venue parler de la tribune qu’elle a signé avec un collectif de 100 femmes, dont Ingrid Caven, Catherine Deneuve et Brigitte Lahaie, défendant la “liberté d’importuner”. Toutefois, au lendemain des propos polémiques de Brigitte Lahaie, qui expliquait sur BFM TV que l’on peut jouir pendant un viol, ce sont les propos de Catherine Millet concernant les frotteurs du métro qui ont attiré l’attention.

Se frotter n’est “pas du harcèlement”

Interrogée sur les frotteurs du métro, ces hommes qui profitent de la promiscuité des transports en commun pour se masturber et se frotter à des jeunes femmes, l’écrivaine a expliqué selon elle, que ce n’était pas du harcèlement.

Non pour moi ce n’est pas du harcèlement. Je sais que c’est un délit aujourd’hui et pour vous dire les choses, moi j’étais contre cette loi. Le temps où j’avais le même age que vous et où ça m’arrivait, il suffisait que je me retourne. Ça m’est jamais arrivé de gifler un monsieur, mais je lui faisais honte devant tout le monde et puis ça passait, et puis je sortais du métro et j’avais oublié cette affaire, je l’avais complètement oubliée ce n’était pas plus grave que ça.

Affirme-t-elle sur le plateau.

Moi pour ces hommes là j’ai une certaine compassion. […] Je me suis dit que quelqu’un qui en est réduit à ça pour essayer de trouver une satisfaction sexuelle, c’est pas très marrant. Peut-être que dans la vie il a des problèmes

A expliqué Catherine Millet.

C’est pas très marrant du point de vue des femmes qui se font frotter aussi

a alors rétorqué le journaliste Yann Barthès.

En plus d’avoir notamment expliqué qu’elle regrettait que les très nombreuses prises de parole des derniers mois aient “ouvert les vannes d’une dénonciation publique”, l’écrivaine a aussi accusé “un certain féminisme”, coupable selon elle “d’enfermer les femmes dans un rôle de victimes”.

Marlène Schiappa répond

En plus d’interloquer les personnes présentes sur le plateau, les propos de Catherine Millet ont fait bondir Marlène Schiappa, la secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes. C’est sur Twitter que cette dernière a tenu à répondre à l’écrivaine, précisant que les frotteurs ne commettaient effectivement pas des faits de harcèlement, mais plutôt “d’agression sexuelle”, un délit lourdement puni par la loi française. Elle conclut son message par une phrase très directe : “Le corps des femmes n’est pas un bien public ou un réceptacle à misère sexuelle.”

Une réponse cinglante qui a le mérite d’être clair.

Publié le vendredi 12 janvier 2018 à 13:11, modifications vendredi 12 janvier 2018 à 13:11

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