Politique

Présidentielle 2017 : Rencontre avec les artistes qui détournent les affiches de campagne

Vous n’avez pas pu y échapper ! Ainsi, depuis quelques jours, les affiches de campagne des candidats à la présidentielle fleurissent un peu partout dans les rues. L’occasion pour trois artistes de se mettre au travail et de les détourner avec humour.

Le lundi 10 avril marquait le coup d’envoi officiel de la campagne présidentielle. Et comme à l’accoutumée, toute campagne qui se respecte commence par l’envahissement des affiches des candidats dans les rues de nos villes. Un agacement pour certains, un terrain de jeu pour d’autres…

En effet, pour Raphaël Federici, Jaeraymie et Combo, trois artistes « street art », les affiches de campagnes sont une excellente source d’inspiration. Et pour cause, ces derniers ont tout bonnement décidé de détourner les panneaux électoraux. Le plus souvent avec humour, comme vous pouvez le constater :

REPRÉSENTER LES GENS

Dans une interview accordée à 20 minutes, les trois artistes ont accepté de s’exprimer sur leurs intentions. Ainsi, outre le caractère comique de la démarche, Jaeraymie indique :

Par exemple, l’affiche Juste Leblanc a un double sens. Il y a la référence au film « Le dîner de cons » qui fait rire, et un message plus profond sur le vote blanc qui n’est pas comptabilisé. Je voulais lui donner un visage pour représenter les gens qui ne se sentent pas pris en compte.

De son côté, Raphaël Federici n’hésite pas à condamner la main prise des politiques sur l’environnement urbain. Ce dernier déplore :

On a collé nos affiches sur des zones autorisées vides depuis des semaines, alors que les hommes politiques ne se sont pas gênés pour recouvrir des zones interdites. Les vandales deviennent corrects et les politiques deviennent des vandales.

Mais au-delà de l’Art, c’est avant tout le sentiment de contestation qui prédomine. Raphaël Federici déclare ainsi :

La politique est une mascarade totale, plus personne n’y croit. Mes affiches évoquent une position de choix pour un destin un peu sombre. Elles nous détachent du côté formel et sérieux de la situation de vote. Elles expriment le fait que la génération Y ne croit plus au vote.

A défaut de faire de la politique, le trio artistique à au moins le mérite de savoir faire passer son message…

Publié le mercredi 12 avril 2017 à 16:06, modifications vendredi 21 avril 2017 à 15:51

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