Politique

Présidentielle 2017 : François Hollande inquiet au sujet de la campagne présidentielle

Alors qu’il entame les dernières semaines de son mandat, François Hollande est sorti de sa réserve concernant la campagne électorale. S’il n’a pas désigné son héritier naturel, le chef de l’État a néanmoins laissé entendre sa préférence pour Emmanuel Macron. Sur Jean-Luc Mélenchon, il s’est montré sévère à l’égard de sa campagne qu’il qualifie de « spectacle de tribun ».

« Je ne rentre pas dans la campagne », avait assuré François Hollande fin mars.

Cependant plus le premier tour se rapproche et plus le chef de l’Etat se fend d’allusions. Prenant toujours soin de ne jamais désigner nommément le candidat qu’il soutient.

Ainsi, dans une interview accordée au Point et à paraître ce jeudi 13 avril, François Hollande a difficilement caché son hostilité à l’égard de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

Il les a clairement accusé d’être des partisans du repli sur soi ou d’être trop complaisants avec la Russie de Vladimir Poutine.

Le président a révélé qu’il craignait par dessus tout une réédition du 21 avril 2002 où Jean-Marie Le Pen avait accédé au deuxième tour en éliminant le socialiste Lionel Jospin.

En outre, le président de la République a également pris ses distances avec Benoît Hamon dont il critique désormais la stratégie et le programme.

Sans surprise Emmanuel Macron, lui, semble recueillir implicitement son suffrage.

« Cette campagne sent mauvais »

Il y a un péril face aux simplifications. Face aux falsifications, qui fait que l’on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte.

A prévenu François Hollande dans des confidences à l’hebdomadaire pour prévenir de la « mode Mélenchon ».

Cette campagne sent mauvais. Elle est hors sol.

A-t-il martelé.

Le chef de l’Etat a déploré que « l’émotion » et les dynamiques de campagne aient pris le pas sur la « raison » et le fond.

Avant cela, mercredi 12 avril, le chef de l’Etat a accordé une interview au site de divertissement Konbini, diffusé sur Snapchat, pour s’adresser aux jeunes.

Il a estimé que «le politique a besoin de renouvellement». A ce propos, il a ajouté avoir trouvé le pari de son ancien ministre de l’Economie «audacieux».

Samedi dernier, à l’occasion d’un sommet européen à Madrid, le président de la République avait déjà sonné l’alarme :

La tradition de la gauche ce n’est pas le protectionnisme. Ca n’a jamais été de se replier.

A-t-il rappelé en ajoutant que

C’est François Mitterrand qui a voulu l’ouverture, qui a fait en sorte que nous puissions bâtir l’Europe ».

Cependant, hors de question pour François Hollande d’appeler les électeurs à voter pour le candidat d’En marche.

L’actuel président ne veut notamment pas gêner son ancien protégé.

Ainsi, il s’est montré clair : il ne se prononcera pour un candidat que dans l’entre-deux tours.

Publié le jeudi 13 avril 2017 à 11:54, modifications jeudi 13 avril 2017 à 10:22

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