Politique

Présidentielle 2017 : L’élection et la dernière semaine de campagne menacées par le terrorisme ?

Le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl, a tenu à hausser le niveau de sécurité en France alors que l’ultime semaine de la campagne a débuté en ce lundi de Pâques avant le vote de dimanche prochain. Les forces de l’ordre et des patrouilles de militaires seront présentes en nombre afin de parer à toute éventualité et pour assurer la sécurité sur tout le territoire.

D’après des révélations de l’AFP et du Dauphiné, le niveau de sécurité en France va être renforcé dans le cadre de l’élection présidentielle de dimanche prochain. Près de 50 000 policiers et gendarmes vont être mobilisés. De nombreux militaires de l’opération Sentinelle seront également réquisitionnés. Cette présence dissuasive, préventive et sécuritaire à travers tout le pays permettra d’assurer le bon déroulement du premier tour de l’élection présidentielle.

Les Français se rendront dans leurs bureaux de vote le dimanche 23 avril et le dimanche 7 mai.

Les propos du Ministre de l’Intérieur sur le renforcement des mesures de sécurité dans le cadre de l’élection présidentielle

Matthias Fekl s’est confié au JDD sur ce dossier délicat de la sécurité dans le cadre dans l’élection présidentielle en pleine période d’état d’urgence.

Aucune menace n’est écartée.

D’après des révélations du JDD, les services de sécurité sont très attentifs aux menaces éventuelles à l’encontre des principaux candidats. Les meetings, les déplacements sur le terrain, les permanences des candidats sont particulièrement surveillés et encadrés. Les équipes de campagne et les services en charge de la sécurité des candidats ont notamment reçu des consignes spécifiques.

Des mesures de sécurité renforcées à moins de sept jours du premier tour

Le parquet de Paris a d’ailleurs ouvert une enquête préliminaire suite à des menaces imminentes qui sont prises très au sérieux. Le Midi Libre a notamment dévoilé le dispositif de sécurité impressionnant déployé à l’occasion du récent meeting de François Fillon à Montpellier. Suite à une alerte concernant le candidat, le Raid, la BRI, des miliaires et des tireurs d’élite ont été déployés afin d’assurer la sécurité.

Inquiétudes sur des débordements éventuels dans le cadre du deuxième tour

Le ministre de l’Intérieur Matthias Fekl a notamment indiqué que tous les scénarios étaient envisagés. Les craintes se concentrent principalement pour le deuxième tour. Les possibilités de débordements dans les rues et de manifestations violentes d’opposants sont envisagées. Ces troubles pourraient éclater en cas de victoire de Marine Le Pen ou de François Fillon.

La République ne saurait tolérer des troubles à l’ordre public. Il peut y avoir des débordants venant d’extrémistes de tous bords.

La France sous la menace du terrorisme en pleine période électorale ?

Le risque terroriste est également évoqué et la vigilance du gouvernement est maximale face à ce fléau.

La menace est permanente et de haut niveau, comme en atteste la multiplication des actes à Londres, Stockholm et ailleurs. […] Le ministère de l’Intérieur, qui est tout autant celui de la sécurité que celui des libertés, est entièrement mobilisé pour assurer le bon déroulement du scrutin. J’ai adressé en ce sens une circulaire à l’ensemble des préfectures tant sur les mesures de prévention à prendre que sur les éventuelles interventions en cas de difficultés.

La forte présence policière et militaire risque donc de rassurer les citoyens au moment d’aller voter dimanche prochain. Les derniers meetings en plein air devraient ainsi être fortement encadrés et sécurisés. La campagne présidentielle s’achèvera vendredi soir avant le verdict des urnes pour le premier tour, le dimanche 23 avril.

Publié le lundi 17 avril 2017 à 18:07, modifications lundi 17 avril 2017 à 18:23

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