Politique

Présidentielle 2017 : Que faut-il retenir du débat à 11 ?

Le débat tant attendu à eu lieu ce mardi 4 avril.

Le débat tant attendu à 11 a bel et bien eu lieu ce mardi 4 avril. Diffusé en directe sur BFMTV et CNews, les candidats à la Présidentielle 2017 ont parlé pendant plusieurs heures. Les attaques ont fusé, et c’était plutôt intéressant. Retour sur cette soirée haute en couleur !

Emmanuel Macron

Le candidat qui caracole en tête ou en seconde place des sondages, est resté très sérieux tout au long du débat. Il a tout fait pour prouver son sérieux, comme pour démontrer qu’il est prêt et capable de devenir Président de la République. Il a fait, comme souvent, beaucoup de pédagogie pour expliquer sa vision des choses, et l’avenir qu’il envisage pour la France.

Parmi les nombreuses thématiques abordées par Emmanuel Macron, on retiendra la politique qu’il souhaite mener dans les services publics. Il a notamment détaillé les nombreux secteurs dans lesquels il voudrait embaucher comme l’école ou encore les forces de l’ordre. Il a vivement critiqué la « purge » proposé par François Fillon.

Ce qu’il faut retenir ?

Il faut faire des choix, définir des priorités.

Marine Le Pen

Marine Le Pen n’a pas été ménagée durant ce débat à 11. Elle est restée plutôt discrète, et n’a pas changé de stratégie, tentant de se défendre face aux attaques des autres candidats. Ce sont notamment Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou qui l’ont vivement « attaquée », mais elle est restée calme et souriante.

Elle n’a pas fait de vague, sauf envers François Fillon : elle l’a sévèrement critiqué lorsque le débat portait sur la sécurité des Français, dénonçant les décisions que l’homme politique avait prises lorsqu’il était Premier Ministre entre 2007 et 2012.

Ce qu’on peut retenir ?

La France est une université de Djihadistes.

Jean-Luc Mélenchon

Le candidat de la France Insoumise est resté égal à lui-même, en se montrant particulièrement en colère contre l’état du système qui mène la France à la sa perte selon lui. Il s’est fait un malin plaisir à attaquer Marine Le Pen et François Fillon dès le début de ce grand débat politique.

Il a détaillé son programme, pointant du doigt notamment les problèmes dans la gestion des services publics. Et il a fait remarquer à Marine Le Pen qu’elle s’était abstenue au Parlement européen concernant la directive européenne sur les travailleurs détachés.

Ce qu’il faut retenir ?

Fichez-nous la paix avec la religion ! Nous ne sommes pas obligés de subir vos foucades, vos trouvailles, votre manière de nous imposer votre manière de vivre qui n’est pas la nôtre.

Benoît Hamon

Benoît Hamon est resté peu souriant et très sérieux tout au long du débat. Il a affiné sa stratégie, en se montrant pédagogue, et en expliquant en détails certaines partie de son programme. C’est notamment sur le revenu universel qu’il a beaucoup parlé, cette mesure phare touchant environ 19 millions de Français.

Le candidat socialiste a attaqué vigoureusement Marine Le Pen à plusieurs reprises, ainsi que François Fillon. Il a notamment pointé du doigt la décision de l’ancien Premier Ministre de supprimer de nombreux postes de fonctionnaires.

Que faut-il en retenir ?

Combien d’infirmières en moins ? Combien de policiers en moins ? Combien d’aides soignantes en moins ? Ça, c’est le programme de M. Fillon.

François Fillon

Le candidat des Républicains est resté relativement discret, évitant de répondre aux attaques des autres candidats. François Fillon a maintenu sa stratégie visant à expliquer son programme en détails, sans entrer dans la polémique. Car les attaques ont fusé de toute part à son égard. Il a haussé les sourcils à de nombreuses reprises, préférant garder le silence.

Il n’a pas ouvertement parlé de sa mise en examen pour les affaires d’emplois fictifs présumés, mais a lancé une attaque envers François Hollande et le fameux cabinet noir qu’il soupçonne fortement.

Que faut-il en retenir ?

Un président exemplaire, c’est un président qui ne confie pas à des journalistes des secrets défense.

Nicolas Dupont-Aignan

Le candidat souverainiste s’est montré particulièrement agressif dans ce débat à 11. Il semble en vouloir beaucoup à Emmanuel Macron, qu’il tient responsable du triste bilan de François Hollande. Nicolas Dupont-Aignan est resté fidèle à ses idées patriotiques humanistes, et a insisté sur la conduite irréprochable que doit avoir un candidat à la Présidentielle.

Il a vivement attaqué François Fillon, pointant du doigt sa campagne électorale et son comportement dans la vie politique française.

Ce qu’il faut en retenir ?

Un candidat à une élection doit avoir un casier vierge.

Philippe Poutou

Le candidat Philippe Poutou a été sur la défensive tout au long du débat. Il a voulu se mettre à l’écart dès le début, prouvant à tous qu’il était le seul  à avoir un métier normal. Il n’a pas cessé d’attaquer François Fillon et Marine Le Pen de façon assez agressive sur différents sujets. Ce qui a suscité l’applaudissement du public (il est le seul !)

Ce qu’il faut en retenir ?

A part Nathalie Arthaud, autour de ces pupitres, je crois que je suis le seul à avoir un métier normal.

Nathalie Arthaud

Elle s’inscrit dans la ligne de la stratégie d’Arlette Laguiller, en parlant aux travailleurs. La candidate ramène sans arrêt le débat sur la problématique anticapitaliste et sur l’intérêt des salariés qu’elle défend bec et ongle.

Nathalie Athaud a lourdement attaqué Marine Le Pen à plusieurs reprises, notamment au sujet des emplois présumés fictifs du Parlement européen.

Ce qu’il faut en retenir ?

Quand on est mal payé, que ce soit en francs ou en euros, on reste mal payé.

Jacques Cheminade

Jacques Cheminade semblait particulièrement en colère contre la plupart des candidats. Il a fait beaucoup de reproches, affirmant que personne ne proposait les bonnes mesures qui permettraient de remettre la France sur les rails.

Selon lui, il avait prévu de longue date la crise financière et économique, et plusieurs candidats ont confirmé ses dires.

Ce qu’il faut en retenir ?

Je suis un homme en colère, je me bats contre tous ces héritiers du système qui n’ont pas voulu prendre le taureau du système financier par les cornes !

François Asselineau

Il a été très précis tout au long du débat, faisant preuve d’un grand professionnalisme. Il a appuyé sa stratégie sur des arguments forts, en citant des textes comme la Constitution française ou encore les traités européens. Le candidat UPR voulait passer pour un candidat sérieux et professionnel : mission réussie !

Il a vivement critiqué tous les candidats, notamment en parlant des dettes des partis politiques : il a ainsi rappelé que lui n’avait aucun crédit sur le dos.

Jean Lassalle

Jean Lassalle est un peu à l’écart de cette campagne présidentielle : il a donc profité de ce débat à 11 pour s’affirmer en tant que candidat. Il veut montrer sa différence, et a notamment beaucoup parlé de ses origines, dès le début du débat.

Parmi les mesures fortes qu’il souhaite faire appliquer s’il est élu, Jean Lassalle a rappelé qu’il voulait redonner du pouvoir aux communes françaises.

Ce qu’il faut en retenir ?

Président exemplaire, je n’aurai pas de mal à le faire, ça fait quarante ans qu’il n’y en a pas eu.

On attend maintenant avec impatience la suite de cette campagne présidentielle passionnante…

Publié le mercredi 5 avril 2017 à 9:08, modifications mercredi 5 avril 2017 à 15:39

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

2 Commentaires