Politique

Philippe Poutou “veut son 20 heures” pour alerter l’opinion

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Philippe Poutou, aussi ouvrier de l’usine Ford, souhaite bénéficier d’un coup de projecteur pour parler de la fermeture imminente de l’entreprise qui l’emploie, lui et ses milliers de collègues.

Il “veut (son) 20h !”. Telle est la requête émise par Philippe Poutou sur Twitter. Rassurez-vous, l’ancien candidat à la présidentielle n’est pas tombé dans la mégalomanie et ne veut pas plus annoncer une quelconque alliance. Si le représentant du Nouveau Parti anticapitaliste souhaite bénéficier d’une telle tribune, c’est avant-tout pour ses collègues et l’usine dans laquelle il travaille. Il s’agit de l’entreprise Ford de Blanquefort, actuellement menacée de fermeture.

Un juste retour des choses ?

Dans un tweet posté mardi 3 juillet, Philippe Poutou interpelle donc followers et journalistes. Selon lui, lorsqu’un politicien « corrompu » a des ennuis judiciaires, il peut toujours s’en remettre au JT de 20h pour se défendre. À son tour, l’ouvrier exige de pouvoir alerter l’opinion pour exposer le danger qui guette les employés de l’usine, dont il fait partie.

Un juste retour des choses selon le militant, qui a fait les beaux jours des médias lors de la précédente élection.

Une échéance et de sérieux enjeux

Mais Philippe Poutou est on ne peut plus sérieux. Comme il l’a fait remarquer lors d’une manifestation il y a quelques jours à Bordeaux : Des emplois et des vies sont en jeu. Dans son discours prononcé devant une centaine de personnes, la figure de proue du NPA a été claire :

Il y a énormément d’emplois en jeu, il y a les nôtres et les emplois induits dans la région, autour de 3000. Ça signifie que derrière, socialement, c’est grave une fermeture d’usine

A t-il avancé.

L’homme politique évoque par la suite la prise de conscience qu’il souhaite provoquer dans les rangs de l’Assemblée nationale :

C’est le début de quelque chose, d’une vraie bataille, pour imposer à l’État et au pouvoir public qui sont quand même lamentablement à côté de la plaque. Ils ont un travail à faire, c’est-à-dire trouver un moyen d’imposer à Ford de financer au moins une activité qui continue derrière.

L’arrêt de l’activité de l’usine était prévue depuis le mois de février, époque à laquelle Ford a annoncé son intention de cesser toute activité sur le site girondin. En recherche d’un repreneur, le géant de l’industrie automobile aurait pourtant reçu une somme importante en 2013, soit 26 millions d’euros selon des sources officielles, ou 50 millions d’euros d’après les syndicats, pour garantir le maintien de quelques milliers d’emplois durant les cinq prochaines années.

Publié le jeudi 5 juillet 2018 à 12:26, modifications jeudi 5 juillet 2018 à 11:57

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